Ce week-end, le festival investit la Cité Internationale Universitaire de Paris !

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Pour son dernier week-end, ICI&DEMAIN investit un haut lieu de la vie étudiante : la Cité Internationale Universitaire de Paris. Au programme : performances, concerts et spectacles viendront animer ce site unique dédié à l’accueil et aux rencontres d’étudiants, de chercheurs et d’artistes représentant plus de 140 nationalités !

Une promenade artistique dans un site au décor unique

Samedi 13 mars, à 15h, l’artiste Asami vous accueillera dans la cour centrale de la Cité Internationale Universitaire avec sa performance  « gonflée », la Cerise sur le Gâteau.

Tout de suite après, à 15h30, vous aurez le choix entre les murs remplis d’histoire de la Maison de l’Espagne avec un théâtre musical proposé par L’Ensemble YI ou la Maison de l’Argentine dont l’architecture rappelle les estancias de la pampa argentine pour un spectacle désarmant, Bruits de Trottoir, interprété par la troupe des Productions de la Fabrique.

Retour en extérieur à 17h30 avec une animation percutante du Collectif Tupercut qui vous invite à vous déhancher au son de leurs percussions corporelles.

Enfin, pour terminer en beauté la journée, vous pourrez vous laisser emporter par un concert symphonique donné par les cinquante instrumentistes de l’Orchestre Mélo’dix ou assister à la projection des 11 courts métrages étudiants dans l’imposante Fondation Biermans-Lapôtre.

La promenade artistique se poursuit également dimanche 14 mars avec des séances de rattrapage pour ceux qui n’auraient pas pu assister au théâtre musical de L’Ensemble Yi ou encore aux lectures sans concession des Productions de la Fabrique. Mais c’est autour d’une pièce théâtrale pleine d’humour et de fantaisie que le festival clôturera ce week-end artistique en vous proposant de vous mettre dans la peau d’un étudiant grâce à l’Université du Bazart, pièce loufoque et déjantée emmenée par le dynamique collectif Bazart.

Ne ratez pas cette occasion unique de venir passer un week-end en famille ou entre amis autour des promenades artistiques du festival ICI&DEMAIN dans ce lieu qui contribue, tout au long de l’année, à favoriser les amitiés entre les étudiants, chercheurs et artistes du monde entier.

La programmation complète de ce week-end peut être consultée ici.

(crédit photo : CIUP)

Publié: 12 mars 2010

Quand théâtre et université se mêlent, on n’apprend pas de ceux que l’on croit…

universitebazart

Prologue narratif

Ils sont 8. Ils se sont rencontrés au conservatoire d’art dramatique du 19e arrondissement. Ils ont entre 21 et 28ans et sont, ou étaient il y a peu, étudiants à l’ université.
De leur études universitaires et théâtrales, ils ont gardé anecdotes, verbe et questions mais aussi un certains recul et une bonne dose de dérision. C’est pourquoi ils ont créé « L’Université du BazArt », pièce de théâtre drolatique, destinée à être jouée en amphi.

Hortense, comédienne mais aussi auteur de la pièce, a donc rencontré il y a quelques années maintenant Christophe, Camille, Sarah, Mickaël, Adèle, Gabriel, Rares et Charlotte au conservatoire du 19e. Puis, le Théâtre du Rond-Point a eu la bonne idée de lancer un appel à projet à destination des élèves des conservatoires d’arrondissement : une pièce courte était présentée et, si elle était retenue, elle serait jouée lors d’un spectacle au Rond-Point, avec d’autres, tous les soirs durant une semaine. L’Université du BazArt première mouture a été retenue et a obtenu de bons retours suite à ces prestations. Hortense a alors cherché à transformer la pièce en format long mais a peiné sur l’écriture.

Nous sommes début 2009 et les événements universitaires que nous connaissons tous débutent. Le petit monde de la fac se pose beaucoup de questions, se remet en cause et l’auteur de la pièce pense alors que c’est le moment ou jamais d’en terminer la rédaction et, surtout, de la jouer. Elle fait appel aux autres comédiens, chacun l’aidant à écrire le rôle lui étant destiné et la troupe monte enfin sur les estrades en mai 2009, pour 7 représentations en fac, à la Bellevilloise (à l’occasion du festival Libre comme l’art) et à la Cité U.
Entre ces représentations, le spectacle est sans cesse retravaillé. Pourquoi ? Pour encourager le public à intervenir, à interagir, à se poser des questions… La pièce joue sur les codes narratifs, c’est une comédie, mais pas que. « On joue sur une confrontation entre les images, le discours et l’action. Les 3 ayant leur logique propre ».

La légitimité de la parole

Dans l’Université du BazArt, les comédiens deviennent profs, élèves, secrétaires d’UFR, appariteurs et les spectateurs sont transformés en étudiants attentifs, assistant à un cours d’histoire de l’art turbulent.
L’histoire de l’art sert de prétexte à la troupe pour montrer images et film, rendant le cours vivant, y introduisant du latin, de l’esthétique, de la philo. Et puis Hortense étudie l’histoire de l’art et, comme elle le dit, « on est bon que dans ce qu’on connaît ».

Tous les personnages de la pièce portent des lunettes, à la fois fils conducteurs de celle-ci et « nez de clown » des acteurs. Ils sont leur personnage une fois les lunettes sur le nez.
D’ailleurs, la question de l’acteur est récurrente dans la pièce : le professeur est-il un acteur ? Le comédien enseigne-t-il à son public ? L’étudiant peut-il apprendre quelque chose aux autres ? Qui sait ? Qui écoute ?
« Il y a l’idée qu’on est tous, à un moment, soit élève, soit professeur. » dit Adèle. « Les codes, par rapport à ceux qui enseignent et ceux qui reçoivent l’enseignement, sont bousculés. Il y a des moments où ceux qui ne sont pas prof deviennent à leur tour enseignants. La pièce est vraiment une réflexion sur le rôle de l’enseignant et celui de l’élève, comment ils s’imbriquent, ce qui fait qu’on est attentif, par qui vient l’enseignement. Et c’est pas forcément ceux qu’on croit. »
La pièce remet aussi en cause le rapport comédien/professeur : « sur la question de l’enseignement, on va tenter d’y implanter de l’humain. Sur la question du théâtre, on va tenter d’y implanter du discours ». Se pose donc la question de la légitimité de la parole : je suis prof, je suis comédien : pourquoi on m’écoute moi et pas un autre ? Pourquoi les autres ne parlent pas ? L’Université du BazArt a été écrite pour inciter le public à réagir, que ce ne soit pas seulement l’enseignant-comédien qui lui parle, pour que ça « déborde ». Ca ne marche pas toujours. La troupe a toutefois eu affaire à un spectateur surmotivé qui tentait de répondre à toutes les questions posées par les comédiens sur scène ou au vrai appariteur qui, ayant envie de rentrer chez lui à l’heure dite, a tenté de fermer la salle, stoppé de justesse par le faux appariteur, le comédien.
La pièce a été faite pour être travaillée avec le public, sans trop de répétitions au début, afin de laisser la place au public de réagir et à l’écriture d’évoluer.

Leur prochain challenge ? Changer quelques éléments de la narration pour que le public ose enfin cette interaction…

L’Université du BazArt se produira pendant le festival ICI&DEMAIN le dimanche 14 mars à 18h30 à la Cité Universitaire Internationale de Paris, Maison de la Belgique (cliquez ici pour réserver une place).

Si vous souhaitez les faire jouer, vous pouvez contacter ubazart@yahoo.fr ou vous rendre sur leur site : http://www.universitedubazart.com/

Article publié sur mini-logo-etudiantdeparis

Publié: 24 février 2010

Si on causait avec Les Productions de la Fabrique

Productions de la fabrique

Créée il y a 10 ans, l’association étudiante Les Productions de La Fabrique rassemble aujourd’hui une quarantaine d’artistes. Fanny Lacaze, volontaire civil au sein de la compagnie, nous en dit un peu plus sur leur dernier spectacle, « Paroles Sans Papiers », joué notamment pour le festival ICI&DEMAIN 2009, et sur la très active association Les Productions de la Fabrique.

Un engagement artistique et social

Depuis sa création, l’association de théâtre étudiante Les Productions de la Fabrique réfléchit à des thèmes de société, tels que la prison ou la question des sans-papiers, en allant à la rencontre de nouveaux publics et en se produisant dans des lieux tels que des écoles, des prisons ou dans l’espace public. En 2007, l’association a créé le spectacle « Est-ce qu’on peut dire la prison ? », pièce regroupant des témoignages de détenus. Ce spectacle a été présenté à de nombreuses reprises, notamment lors d’une tournée dans plusieurs villes de France, en partenariat avec le Groupement Etudiant National d’Enseignement aux Personnes Incarcérées (GENEPI).

L’association propose également trois ateliers théâtres qui se déroulent sur le campus de Jussieu et donnent naissance chaque année à trois spectacles.

Si on causait des sans-papiers

Un quatrième atelier, « Si on causait », a lieu tous les mercredis de 19h à 22h à la Maison des Initiatives Etudiantes. Gratuit et ouvert à tous, l’atelier propose des rencontres autour d’une thématique et fait intervenir des personnes spécialisées sur les problématiques traitées.

En 2008, à l’issue de cet atelier, la pièce « Paroles Sans Papiers » a été créée. Lors de l’atelier, les participants ont collecté différents témoignages auprès de la Cimade (association d’aide aux sans-papiers). Ils ont également travaillé avec l’association Les amoureux au ban public (mouvement de couples mixtes pour la défense du droit de mener une vie familiale). « C’est un spectacle plutôt ludique avec  un mélange de textes, explique Fanny Lacaze, volontaire civil au sein de la compagnie, des textes de politiciens, le  journal intime d’une petite fille… On est parfois accompagnés par un joueur de djembé ». Pour ce spectacle, comme pour le précédent « Est-ce qu’on peut dire la prison? », créé lui aussi dans le cadre de l’atelier « Si on causait », l’association a choisi la forme des lectures.  « On lit, on n’interprète pas. On n’essaie pas de se mettre à la place des gens, de vivre ce qu’ils ont vécu, on est juste des porteurs de paroles ».

Après le festival Ici & Demain en mars 2009, le spectacle a été présenté en juin 2009 à l’Armée du Salut. « On avait envie de présenter notre spectacle à la rue ».  L’association a également ouvert un atelier d’écriture avec des sdf, qui a très bien fonctionné. « Ils ont été supers enthousiastes ! Ca les intéresse que leur parole soit mise en avant, tout en restant anonymes ».

Pour Les Productions de la Fabrique, c’est déjà l’heure de préparer la rentrée. L’atelier « Si on causait » reprend en septembre, toujours à la Maison des Initiatives Etudiantes. Les trois autres ateliers théâtre, animés par des comédiennes, reprendront également à la rentrée. Les spectacles créés dans ces ateliers seront présentés au Théâtre des Quartiers d’Ivry. Durant l’année universitaire, l’association sera en tournée en partenariat avec le Crous et Genepi. Les Productions animeront également l’université Paris 7, en se produisant une fois par mois au cœur de l’université. « On a envie d’être encore plus présents sur le campus l’année prochaine !»

Article publié sur mini-logo-etudiantdeparis

Publié: 9 novembre 2009