We were evergreen : mélancolie colorée

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We were evergreen, c’est un peu une bonne résolution qui aurait été plus que tenue : il y a deux ans, Michael a décidé de faire partager ses créations avec le public. Il a invité Fabienne à le rejoindre dans cette aventure, puis William est venu leur apporter sa rythmique. C’est ainsi qu’est né le groupe de pop qui se produira deux fois lors du festival.

Tenir ses résolutions

Nous sommes le 1e janvier 2008 et Michael, étudiant en musicologie à Paris IV (actuellement en M1 Administration et gestion de la musique), écrit et compose des chansons depuis quelques temps déjà.
En cette journée de bonnes résolutions, il décide que ça serait bien de les faire découvrir au public. Il se crée une page sur MySpace et y charge ses chansons. Fabienne, avec qui il était en prépa et prenait des cours de théâtre à ce moment-là, a écouté les morceaux et s’est joint à lui au piano pendant que le jeune homme était à la guitare et, de temps à autres, à la batterie. Très vite, tous les deux ont joué dans des bars et la nécessité d’un batteur percussionniste s’est fait sentir. William, qui prenait des cours de percus avec Fabienne, les a rejoint sur certaines dates puis à temps plein. Il passe d’ailleurs cette année son prix au Conservatoire de Paris, en percussions. C’est aussi lui qui est à l’origine des samples utilisés dans les compos du groupe et, en plus, il est multi-instrumentiste (percussions donc, batterie, guitare, basse, piano). Fabienne quant à elle a eu son master de lettres l’an dernier et vient de passer les épreuves du CAPES. Elle fait de la musique (piano) depuis son plus jeune âge et a étudié les percussions pendant 10 ans.
« Evergreen », en anglais, se sont les arbres à feuilles persistantes. Michael aimait ce qu’évoque ce mot, c’est donc tout naturellement que le groupe s’appelle comme ça. Finalement, « we were » a été ajouté au nom d’origine. Pour y amener de la poésie, en faire une phrase, y adjoindre un petit air de nostalgie, avoir trois mots et donc parler de trio dès le nom du groupe. Michael reconnait toutefois que c’est joli mais un peu compliqué à prononcer !

De la pop née dans les bars

Muni de ses premières compositions, le groupe joue donc dès 2008 dans les bars. Michael continue a écrire et composer et les deux autres participent aux arrangements finaux des morceaux, chacun ajoutant sa touche à la musique de We were evergreen. Pour Fabienne, cette touche est souvent l’ajout de sa voix en support de celle du compositeur-guitariste.
Une des particularités musicales du groupe est de retravailler leurs morceaux en fonction des lieux dans lesquels ils jouent, entre autres pour des raisons techniques – faire rentrer un piano dans un bar, ça peut parfois être dur ! Les chansons ne sont donc jamais définitivement posées et évoluent continuellement.
Ces évolutions sont aussi influencées par leurs goûts personnels en tant qu’auditeurs : les Beattles restent leur point de convergence, tout comme la pop des années 1960 avec les Beach Boys ou Simon & Garfunkel. Michael écoute beaucoup de pop-rock « classique » mais aussi Beirout ou The Shins, William est très branché électro et pop-rock français, Fabienne écoute du jazz instrumental, de la world, les Clash et les Doors. Ce sont ces artistes réunis qui donnent la pop dansante du groupe.
D’ailleurs, le contraste est étonnant entre le côté entrainant de leur musique et les textes. Ceux-ci ne sont jamais très sérieux mais sont souvent mélancoliques. Inspirés de leurs vies de jeunes adultes, ils parlent de départs, de l’oubli, du souvenir. Mais WWE a aussi des textes plus fantaisistes voire absurdes comme Penguins & Moonboots qui n’est qu’une liste de choses que Michael aime. En fait, le groupe compare ses textes à des contes…

EP et toy-pop

Le groupe ayant commencé à jouer live dès sa création, les premières maquettes se sont faites tout aussi vite. Dès juillet 2008, avant l’intégration définitive de William, Fabienne et Michael enregistrent quelques titres, à grands renforts de multiples instruments et bruitages. Mais, problème, en live il leur est impossible de reproduire les même sons – c’est vrai que l’éponge grattée sur un évier, c’est un peu complexe à mettre en œuvre dans une salle de concert !
Mais le groupe apprend et ne reproduit pas la chose quand il enregistre en studio, en décembre dernier, un EP subventionné par une bourse Paris Jeunes Talents obtenue en juillet et par le FSDIE de Paris IV.
Cet EP de 6 titres a été enregistré en deux semaines, la pochette a été créée par un studio aux idées aussi colorées que le groupe et il est en vente à tous leurs concerts. Il sera aussi prochainement distribué sur les plateformes de téléchargement et autres Deezer (via Because).
Musicalement, le groupe fait très attention à ne pas répéter toujours le même shéma, même si celui-ci fonctionne. C’est surtout William qui veille là-dessus, de par son oreille professionnelle et ses nombreuses connaissances, tant classiques que contemporaines.
C’est aussi pourquoi le groupe relativise son attachement au courant « toy-pop ».
La toy-pop, c’est faire de la musique avec des instruments qui sont à l’origine des jouets : des petites percus, un toy-piano, un très petit clavier, un ukulélé,… dans le cas des We were evergreen. En fait, ce mouvement cherche juste à rendre la musique plus ludique. Et c’est là que les membres du groupe se rattachent au courant. Quand ils décrivent leur musique, ce sont les mots « ludique, mélancolique, plaisir, joie, petit, coloré, vert espoir, rythmé » qui viennent. Un joli résumé du mouvement…

Du carton et des pingouins

L’an dernier, Fabienne et William avaient créé des musiques d’ambiance pour la Nuit de la création étudiante à la Maison des Initiatives Etudiantes (MIE), avec une association dont ils font partie. Ils ont donc voulu que le groupe tente sa chance cette année car l’aspect pluridisciplinaire du festival leur a plu. C’est d’ailleurs un esprit qu’ils aiment et qu’ils vont mettre en scène lors de leur concert du 18 mars à Cardin, pour la Nuit de la création étudiante de cette année.
Le festival, c’est pour eux l’occasion d’avoir accès à des salles différentes de leurs lieux de production habituels :
- le 16 mars ils jouent au grand foyer du Théâtre du Châtelet pour un concert acoustique façon « concert dans un lieu atypique » et ambiance intimiste ;

- le 18 mars, ça se passera à Cardin pour un concert mis en scène et en lumières, devant 600 personnes et dans l’esprit de leur clip. C’est d’ailleurs l’équipe qui a réalisé la déco du clip, Nathaniel H’limi et Doriane Ayxandri, qui a créé la scéno de cette date (scéno financée par le FSDIE de Paris IV et une bourse CROUS Culture-ActionS).

Un été au vert

Après le festival, le groupe a diverses dates prévues en bars mais aussi au Théâtre de la Reine Blanche, pour continuer dans la veine de ce qu’ils auront fait durant le festival.
Pour cet été, ils sont en train d’organiser une « tournée des espaces verts de Paris » qu’ils comptent bien exporter dans le Sud d’origine des membres masculins du groupe.
Autre projet à venir : un deuxième clip, peut-être pour Eighteen, « mais ça n’est pas encore arrêté »…

Article publié sur mini-logo-etudiantdeparis

Publié: 16 mars 2010

Le festival ICI&DEMAIN invité de l’émission ART’N'GO de Télésorbonne

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Pour sa quatrième édition, ART’N'GO squatte le Point Ephémère dans le cadre du festival ICI&DEMAIN.

Dans un des temples de la culture alternative parisienne, notre équipe s’est penchée sur le cas de Clément Le Disquay et Paul Canestraro, tous deux créateurs et chorégraphes du spectacle « Lève un peu les bras ». Loin de toute gymnastique méditative, ils revisitent l’espace scénique à coup de barre à mine, et montrent que la danse contemporaine peut se révéler tant survoltée que fascinante.

Se situant entre chanson traditionnelle mélodramatique et pop coréenne, les fées de « Lilt » poussent la chansonnette à notre berceau. Du coup, on a envie d’en savoir plus sur ces guerrières nordiques dont l’humour et la fraîcheur n’ont d’égal que la volupté de leurs titres inspirés.

On reviendra également sur la soirée d’ouverture au Théâtre Silvia Monfort, lancement de départ et bien sûr vous retrouverez des extraits lives des spectacles et des invités.

On se retrouve pour la prochaine enjoy !

Victor Pirlot de l’association Télésorbonne


ART’N'GO #4 SPECIAL ICI ET DEMAIN
envoyé par telesorbonne. – Regardez la dernière sélection musicale.

Publié: 12 mars 2010

Retour sur la soirée d’ouverture d’ICI&DEMAIN au Théâtre Silvia Monfort

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Vous avez raté la soirée d’ouverture de la 7e édition du festival artistique étudiant ICI&DEMAIN le 3 mars 2010 au Théâtre Silvia Monfort ? Les équipes intrépides de Télésorbonne vous proposent de revivre la soirée comme si vous y étiez : ouverture officielle par Stéphane Ricordel, co-directeur du théâtre, Jean-Michel Ribes, parrain du festival, Anne Hidalgo, Première adjointe chargée de la jeunesse, Didier Guillot, adjoint chargé de la vie étudiante et Bruno Julliard, adjoint chargé de la jeunesse ; puis concert du groupe You and You, lauréats « Musique » 2009 du dispositif Paris Jeunes Talents.

La soirée était animée par David et Mireille de Radio Campus Paris.


Festival Ici & Demain – 1 – Soirée d’Ouverture
Uploaded by telesorbonne. – More college and campus videos.


Publié: 6 mars 2010

Les lauréats Paris Jeunes Talents invités du festival

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Pour la première fois depuis sa création, le festival ICI&DEMAIN invite les lauréats du dispositif Paris Jeunes Talents à faire scène commune.

Pour la 7e édition d’ICI&DEMAIN, Didier Guillot, adjoint chargé de la Vie Étudiante, et Bruno Julliard, adjoint chargé de la Jeunesse, ont souhaité favoriser la rencontre entre les artistes étudiants et les jeunes en voie de professionnalisation  du dispositif Paris Jeunes Talents.
Ce sont donc 3 lauréats des Prix Paris Jeunes Talents 2009 qui sont programmés au sein du festival artistique étudiant :

You & You, lauréat musique, ouvrira le festival au son de leur indie pop folk le 3 mars au Théâtre Sylvia Monfort.

This Is The Hello Monster montera sur la scène des Trois Baudets, le 4 mars à partir de 20h30

Le court-métrage E.S.P.R.I.T de Julien Beaunay sera projeté le 10 mars  au Forum des Images dans le cadre de la Soirée Cinéma du festival.

Ne ratez pas cette occasion exceptionnelle de venir découvrir les futurs talents de la scène artistique parisienne et réservez vite vos places en ligne. Pour consulter le programme, cliquez ici.

Publié: 2 mars 2010

Interview de Didier Guillot sur l’édition 2010 du festival

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Didier Guillot, adjoint au  Maire de Paris chargé de la vie étudiante est interviewé par une équipe de l’association Télésorbonne et présente les raisons qui ont poussé la Mairie de Paris à créer le festival artistique étudiant ICI&DEMAIN ainsi que les nouveautés de l’édition 2010.


Festival Ici & Demain : Itw de Didier Guillot
envoyé par telesorbonne. – Films courts et animations.

Publié: 1 mars 2010