Clôture du festival avec la 4e Nuit de la création étudiante à l’Espace Pierre Cardin

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Pour clore le festival en beauté, ICI&DEMAIN vous propose le jeudi 18 mars un évènement « global » : expositions, installations, performances, projections, concert… le tout dans un même lieu : l’Espace Pierre Cardin.

En invité spécial pour cette soirée, le festival donne carte blanche à l’école supérieure des arts appliqués Duperré qui propose d’investir l’Espace Cardin et de le transformer en une fabrique, en une balade (ré)créative… une mise en scène et en espace de la création en mouvement ! (présentation des travaux de : Farah ANEDE, Margot AURIGNAC & Léa GNIDZAZ, Sarah GUICHARD, Jean-Christophe HUC, Jonathan ICHER, Laurence YARED et l’équipe créative de La Fabrique du Troisième, Duperré).

Le public pourra également profiter de la soirée pour s’offrir une petite séance de rattrapage avec les expositions Rita d’Alexandra KAWIAK et Dashane, characters du Collectif Dashane qui réalisera en direct une performance de graff.

Enfin, à 21h, le public pourra découvrir ou redécouvrir la musique « toy-pop » acidulée du groupe We Were Evergreen sur la grande scène de l’Espace Pierre Cardin. Pour réserver des places pour le concert, cliquez ici.

Découvrez en avant première quelques uns des travaux des étudiants qui seront exposés dans le cadre de la « Carte Blanche à l’Ecole Duperré » dans les galeries ci-dessous :

Farah Anede :

Noémie Daval :

« Lichen d’intérieur » de Laurence Yared :

Jonathan Icher :

Découvrez l’univers de « Queen Mimosa 3″ sur son Myspace ou en vidéo sur Youtube.

Jean-Christophe Huc :

Soirée organisée en partenariat avec :

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Publié: 18 mars 2010

We were evergreen : mélancolie colorée

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We were evergreen, c’est un peu une bonne résolution qui aurait été plus que tenue : il y a deux ans, Michael a décidé de faire partager ses créations avec le public. Il a invité Fabienne à le rejoindre dans cette aventure, puis William est venu leur apporter sa rythmique. C’est ainsi qu’est né le groupe de pop qui se produira deux fois lors du festival.

Tenir ses résolutions

Nous sommes le 1e janvier 2008 et Michael, étudiant en musicologie à Paris IV (actuellement en M1 Administration et gestion de la musique), écrit et compose des chansons depuis quelques temps déjà.
En cette journée de bonnes résolutions, il décide que ça serait bien de les faire découvrir au public. Il se crée une page sur MySpace et y charge ses chansons. Fabienne, avec qui il était en prépa et prenait des cours de théâtre à ce moment-là, a écouté les morceaux et s’est joint à lui au piano pendant que le jeune homme était à la guitare et, de temps à autres, à la batterie. Très vite, tous les deux ont joué dans des bars et la nécessité d’un batteur percussionniste s’est fait sentir. William, qui prenait des cours de percus avec Fabienne, les a rejoint sur certaines dates puis à temps plein. Il passe d’ailleurs cette année son prix au Conservatoire de Paris, en percussions. C’est aussi lui qui est à l’origine des samples utilisés dans les compos du groupe et, en plus, il est multi-instrumentiste (percussions donc, batterie, guitare, basse, piano). Fabienne quant à elle a eu son master de lettres l’an dernier et vient de passer les épreuves du CAPES. Elle fait de la musique (piano) depuis son plus jeune âge et a étudié les percussions pendant 10 ans.
« Evergreen », en anglais, se sont les arbres à feuilles persistantes. Michael aimait ce qu’évoque ce mot, c’est donc tout naturellement que le groupe s’appelle comme ça. Finalement, « we were » a été ajouté au nom d’origine. Pour y amener de la poésie, en faire une phrase, y adjoindre un petit air de nostalgie, avoir trois mots et donc parler de trio dès le nom du groupe. Michael reconnait toutefois que c’est joli mais un peu compliqué à prononcer !

De la pop née dans les bars

Muni de ses premières compositions, le groupe joue donc dès 2008 dans les bars. Michael continue a écrire et composer et les deux autres participent aux arrangements finaux des morceaux, chacun ajoutant sa touche à la musique de We were evergreen. Pour Fabienne, cette touche est souvent l’ajout de sa voix en support de celle du compositeur-guitariste.
Une des particularités musicales du groupe est de retravailler leurs morceaux en fonction des lieux dans lesquels ils jouent, entre autres pour des raisons techniques – faire rentrer un piano dans un bar, ça peut parfois être dur ! Les chansons ne sont donc jamais définitivement posées et évoluent continuellement.
Ces évolutions sont aussi influencées par leurs goûts personnels en tant qu’auditeurs : les Beattles restent leur point de convergence, tout comme la pop des années 1960 avec les Beach Boys ou Simon & Garfunkel. Michael écoute beaucoup de pop-rock « classique » mais aussi Beirout ou The Shins, William est très branché électro et pop-rock français, Fabienne écoute du jazz instrumental, de la world, les Clash et les Doors. Ce sont ces artistes réunis qui donnent la pop dansante du groupe.
D’ailleurs, le contraste est étonnant entre le côté entrainant de leur musique et les textes. Ceux-ci ne sont jamais très sérieux mais sont souvent mélancoliques. Inspirés de leurs vies de jeunes adultes, ils parlent de départs, de l’oubli, du souvenir. Mais WWE a aussi des textes plus fantaisistes voire absurdes comme Penguins & Moonboots qui n’est qu’une liste de choses que Michael aime. En fait, le groupe compare ses textes à des contes…

EP et toy-pop

Le groupe ayant commencé à jouer live dès sa création, les premières maquettes se sont faites tout aussi vite. Dès juillet 2008, avant l’intégration définitive de William, Fabienne et Michael enregistrent quelques titres, à grands renforts de multiples instruments et bruitages. Mais, problème, en live il leur est impossible de reproduire les même sons – c’est vrai que l’éponge grattée sur un évier, c’est un peu complexe à mettre en œuvre dans une salle de concert !
Mais le groupe apprend et ne reproduit pas la chose quand il enregistre en studio, en décembre dernier, un EP subventionné par une bourse Paris Jeunes Talents obtenue en juillet et par le FSDIE de Paris IV.
Cet EP de 6 titres a été enregistré en deux semaines, la pochette a été créée par un studio aux idées aussi colorées que le groupe et il est en vente à tous leurs concerts. Il sera aussi prochainement distribué sur les plateformes de téléchargement et autres Deezer (via Because).
Musicalement, le groupe fait très attention à ne pas répéter toujours le même shéma, même si celui-ci fonctionne. C’est surtout William qui veille là-dessus, de par son oreille professionnelle et ses nombreuses connaissances, tant classiques que contemporaines.
C’est aussi pourquoi le groupe relativise son attachement au courant « toy-pop ».
La toy-pop, c’est faire de la musique avec des instruments qui sont à l’origine des jouets : des petites percus, un toy-piano, un très petit clavier, un ukulélé,… dans le cas des We were evergreen. En fait, ce mouvement cherche juste à rendre la musique plus ludique. Et c’est là que les membres du groupe se rattachent au courant. Quand ils décrivent leur musique, ce sont les mots « ludique, mélancolique, plaisir, joie, petit, coloré, vert espoir, rythmé » qui viennent. Un joli résumé du mouvement…

Du carton et des pingouins

L’an dernier, Fabienne et William avaient créé des musiques d’ambiance pour la Nuit de la création étudiante à la Maison des Initiatives Etudiantes (MIE), avec une association dont ils font partie. Ils ont donc voulu que le groupe tente sa chance cette année car l’aspect pluridisciplinaire du festival leur a plu. C’est d’ailleurs un esprit qu’ils aiment et qu’ils vont mettre en scène lors de leur concert du 18 mars à Cardin, pour la Nuit de la création étudiante de cette année.
Le festival, c’est pour eux l’occasion d’avoir accès à des salles différentes de leurs lieux de production habituels :
- le 16 mars ils jouent au grand foyer du Théâtre du Châtelet pour un concert acoustique façon « concert dans un lieu atypique » et ambiance intimiste ;

- le 18 mars, ça se passera à Cardin pour un concert mis en scène et en lumières, devant 600 personnes et dans l’esprit de leur clip. C’est d’ailleurs l’équipe qui a réalisé la déco du clip, Nathaniel H’limi et Doriane Ayxandri, qui a créé la scéno de cette date (scéno financée par le FSDIE de Paris IV et une bourse CROUS Culture-ActionS).

Un été au vert

Après le festival, le groupe a diverses dates prévues en bars mais aussi au Théâtre de la Reine Blanche, pour continuer dans la veine de ce qu’ils auront fait durant le festival.
Pour cet été, ils sont en train d’organiser une « tournée des espaces verts de Paris » qu’ils comptent bien exporter dans le Sud d’origine des membres masculins du groupe.
Autre projet à venir : un deuxième clip, peut-être pour Eighteen, « mais ça n’est pas encore arrêté »…

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Publié: 16 mars 2010

« Expressions idiomatiques » : quand la photo joue avec la langue

Expressions idiomatiques

Benjamin Hélion et Anne Beaugée, tous deux âgés de 23 ans et étudiants aux Gobelins, ont présenté lors du festival ICI&DEMAIN 2009 une expo très amusante, où l’art et le jeu se mêlent. L’exposition  »Expressions idiomatiques » illustre par la photographie les expressions imagées de la langue française, telles que « poser un lapin », « marcher sur des œufs » ou « casser du sucre sur le dos ».

L’exposition : « Expressions idiomatiques », par Benjamin Hélion et Anne Beaugée

« Se crêper le chignon », « Ne pas avoir la langue dans sa poche », « Avoir un chat dans la gorge »…  Autant d’expressions très connues de la langue française mais qui, quand on les prend « au pied de la lettre » (autre expression imagée), ne veulent plus dire grand-chose.
L’exposition présente 40 photographies qui illustrent ces expressions avec humour et talent.

Portrait : Benjamin Hélion (étudiant aux Gobelins)

Portrait benjamin Hélion« J’ai toujours détesté l’emploi des expressions , c’est pour moi une marque primaire de manque d’imagination ». C’est ainsi que Benjamin a eu l’idée de jouer avec ces expressions de la langue française. Avec Anne, étudiante comme lui aux Gobelins dans la section Photographie (elle en prise de vues, lui en traitement d’image), ils décident de mettre en scène certaines expressions idiomatiques sous une forme ludique grâce à la photographie. Au départ, celles-ci étaient destinées à apparaître dans un livre, mais ils décident dans un premier temps de présenter une exposition lors du festival Ici et Demain, le projet de livre restant toujours d’actualité (avis aux éditeurs…).

Tous les shootings photos ont étés réalisés dans l’appartement de Benjamin, que celui-ci partage avec 3 colocataires : « le studio à la maison, c’est sympa comme façon de bosser, ça crée une ambiance ou tout le monde fait un peu partie du projet ». Chaque samedi, pendant 6 mois, le grand salon a été coupé en deux : un studio photo dans la moitié du salon et dans l’autre moitié, un coin « apéro ». « On faisait ce qu’on appelait des « apéros shootings » : on invitait une vingtaine d’amis et on écoutait leurs propositions ». Dans la moitié studio photo, un fond blanc et pour lumières, deux flashs que Benjamin possède. Dans cette ambiance conviviale mais non moins studieuse, les amis se transforment en modèles. Le salon de Benjamin devient ainsi un « vivier de modèles permanents ». En effet, Anne et Benjamin ont décidé de ne faire appel qu’à des amis plutôt qu’à des mannequins, jugeant « plus intéressant de montrer de vrais gens ».
Après les shoots photos, place au montage et aux retouches, la plupart des photos ayant été montées sur Photoshop. « On a parfois utilisé 7 à 8 clichés différents pour monter une photo. »

Anne et Benjamin ont présenté une quarantaine de leurs photographies lors de l’exposition. Pour donner un sens ludique à celle-ci ils ont choisi de ne pas donner d’indications sur les expressions représentées, afin de « créer la conversation ». Au spectateur donc de deviner et de s’amuser avec les autres visiteurs à proposer une interprétation !
« Avec cette exposition, on espère créer le gros buzz. Ce projet on le porte à deux mais on est beaucoup à y tenir ».

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Publié: 10 novembre 2009

Marina Ledrein, lauréate 2009 de la catégorie « arts plastiques »

Marina Ledrein

Marina Ledrein, jeune artiste de 22 ans, étudiante à Paris 7 et  Paris 8, a reçu le prix ICI&DEMAIN 2009, catégorie Arts plastiques. Elle avait présenté dans le cadre du festival son exposition « Re-monter le temps », une installation plastique étonnante et remarquée à l’Espace Pierre Cardin.

L’exposition « Re-monter le temps »

L’installation « Re-monter le temps » s’articule autour des arts plastiques et du cinéma, en mettant en jeu les notions de montage et de temps. L’exposition présente des structures lumineuses recouvertes de photographies, de pellicule de film et d’images scannées, ainsi qu’un diaporama.

Portrait de Marina Ledrein

Marina est passionnée « depuis très longtemps » par les arts plastiques, qu’elle pratique enfant dans les cours municipaux, puis au collège et au lycée. Après une licence de Lettres et Art à Paris 7, elle décide de s’inscrire en Master de cinéma, tout en continuant les arts plastiques en Licence 3, à Paris 8. Ce double cursus s’est imposé tout naturellement. « J’aimais le cinéma mais je ne voulais pas lâcher les arts plastiques !« 

La jeune artiste a commencé à travailler sur l’installation « Re-monter le temps » il y a un an. Le point de départ, un voyage à New-York. « J’ai eu la chance de partir 3 mois à New-York, ville cinématographique et très plastique, j’ai été fascinée par ces images qui défilent sur les buildings« .
Marina s’inspire donc de ces buildings pour son installation, qui crée un pont entre les arts plastiques et le cinéma. Les structures présentent des séries de photos, dont celles prises à New-York, des images scannées d’objets et de parties de corps, ainsi que des pellicules de films, support privilégié de la jeune artiste. « Avec le cinéma, ce qui me plaît c’est de travailler avec la pellicule. Avec le temps, les images se métamorphosent et disparaissent peu à peu, et sans lumière aucune image n’apparait : lorsque mes structures sont éteintes, ce sont « des blocs de nuit » « .

Un diaporama présente également tous les clichés visibles dans l’exposition. « C’est une manière de présenter mon travail, il fait partie de l’œuvre en elle-même ». L’univers sonore du diaporama a été travaillé avec un musicien, Thibault Sauvaget : les sons, (enregistrés à New-York, ainsi que des sons d’instruments de musique) ont été déformés en ré-enregistrant les séquences à l’envers.

A la veille du dernier jour de son exposition dans le cadre du festival Ici & Demain, c’est l’heure d’un premier bilan pour Marina : « Ici et Demain permet beaucoup d’opportunités, j’ai exposé dans un lieu (Espace Pierre Cardin) que je n’aurais jamais pu me payer ! J’ai participé au festival pour me donner une certaine confiance, avoir un avis sur ce que je fais, à travers un public varié. C’était très constructif pour moi, ça m’a permis de rencontrer plein de gens qui veulent continuer l’expérience ! »

>> Blog de Marina Ledrein

Publié sur mini-logo-etudiantdeparis

Publié: 16 octobre 2009