Clôture du festival avec la 4e Nuit de la création étudiante à l’Espace Pierre Cardin

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Pour clore le festival en beauté, ICI&DEMAIN vous propose le jeudi 18 mars un évènement « global » : expositions, installations, performances, projections, concert… le tout dans un même lieu : l’Espace Pierre Cardin.

En invité spécial pour cette soirée, le festival donne carte blanche à l’école supérieure des arts appliqués Duperré qui propose d’investir l’Espace Cardin et de le transformer en une fabrique, en une balade (ré)créative… une mise en scène et en espace de la création en mouvement ! (présentation des travaux de : Farah ANEDE, Margot AURIGNAC & Léa GNIDZAZ, Sarah GUICHARD, Jean-Christophe HUC, Jonathan ICHER, Laurence YARED et l’équipe créative de La Fabrique du Troisième, Duperré).

Le public pourra également profiter de la soirée pour s’offrir une petite séance de rattrapage avec les expositions Rita d’Alexandra KAWIAK et Dashane, characters du Collectif Dashane qui réalisera en direct une performance de graff.

Enfin, à 21h, le public pourra découvrir ou redécouvrir la musique « toy-pop » acidulée du groupe We Were Evergreen sur la grande scène de l’Espace Pierre Cardin. Pour réserver des places pour le concert, cliquez ici.

Découvrez en avant première quelques uns des travaux des étudiants qui seront exposés dans le cadre de la « Carte Blanche à l’Ecole Duperré » dans les galeries ci-dessous :

Farah Anede :

Noémie Daval :

« Lichen d’intérieur » de Laurence Yared :

Jonathan Icher :

Découvrez l’univers de « Queen Mimosa 3″ sur son Myspace ou en vidéo sur Youtube.

Jean-Christophe Huc :

Soirée organisée en partenariat avec :

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Publié: 18 mars 2010

Triangle de vie, ne vous fiez pas aux apparences…

triangle

Triangle de vie? Cette exposition regroupe trois œuvres originales, conçues avec du papier toilette. La galerie de la Maison des Initiatives Étudiantes accueille jusqu’au 18 mars, Javiera Hiault-Echeverria, une artiste étudiante de 26 ans qui est aussi une chilienne touchante.

Par hasard, Javiera tient l’idée de créer du crochet avec du papier toilette. C’est en détournant son utilisation que ses œuvres trouvent toutes leurs originalités. Détrompez-vous, ce matériau peut servir à autre chose qu’à s’essuyer le derrière. Et quand elle est lancée, l’artiste chilienne ne s’arrête plus. En moyenne, une journée de travail est nécessaire pour réaliser un triangle. Par exemple, pour la plus grande œuvre, 25h de main d’œuvre ont été nécessaires avec 195 rouleaux standards.

Originaire de Santigao (Chili) et après quelques années passées en Italie, Javiera Hiault-Echeverria est aujourd’hui en Master 2 d’Arts Plastiques à l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris I).

Recoin et tremblement

Sans le vouloir, l’artiste chilienne a toujours travaillé avec des supports quotidiens, en récupérant des objets dans la rue, ce qui est « plus accessible et plus libre » nous confie-t-elle, « C’est la débrouille ! » . Le concept est d’installer son tissage de papier toilette en forme de triangle, avec un néon caché à l’intérieur.

Une autre création, faite de décombres est accompagnée d’une lumière clignotante. Les décombres construisent un arc-en-ciel. Angoissant. « J’ai un jour entendu l’expression « Aller au petit coin » et je m’en suis inspirée parce que j’ai toujours aimé les coins et recoins d’un domicile, là où les enfants construisent leurs cabanes ».

Outre le fait de surfer sur la tendance de la récup’ et des souvenir d’enfance, ses créations reflètent une réalité plutôt sombre. Chili… Séisme, ces mots vous disent quelque chose ? Vous y êtes. En effet, l’artiste est au cœur de l’actualité malgré elle, le séisme ayant eu lieu le samedi 27 février avec une magnitude de 8.8. Javiera a souhaité créer un lien entre une technique de survie élaborée par les chiliens, lors d’un séisme, et son art. « Un chilien rencontre au moins un séisme au cours de sa vie, statistiquement parlant, même deux pour certains. Moi j’en ai vécu un, quand j’étais petite, mais il était assez faible » témoigne l’étudiante. Ses travaux font référence à l’espace « aménagé » par les décombres. Le but de la technique de survie est de se confiner dans un coin et de s’y fixer. Si les morceaux de pierres viennent à tomber, l’endroit reste protégé par ce fameux triangle. Néanmoins, « libre à chacun d’interpréter comme il le souhaite » nous précise-t-elle.

Le festival ICI&DEMAIN lui a permis d’exposer pour la première fois en France. Javiera Hiault-Echeverria veut « continuer dans sa lancée, tout de suite après le festival pour persévérer dans sa création, avoir des contacts » On ne peut que lui souhaiter de la chance pour la suite.

Article publié par Alice Owieczka sur

contrepoint

Publié: 18 mars 2010

Le festival ICI&DEMAIN invité de l’AMPHI de France Info

franceinfo

Chaque  mardi   Olivier Emond, journaliste à France Info se déplace dans une université ou une grande école afin de débattre avec des étudiants sur l’actualité de la semaine à partir de sujets qu’ils ont choisis.

« L’amphi de France Info » a lieu ce mardi  9 mars, à la Maison des initiatives étudiantes à Paris.

Des artistes produits dans le cadre du festival artistique étudiant ICI&DEMAIN étaient invités de l’émission : Javiera Hiault-Echeverria, qui expose à la galerie de la Maison des initiatives étudiantes jusqu’au 18 mars, et Michael Liot du groupe We Were Evergreen qui se produira au Théâtre du Châtelet le 16 mars et à l’Espace Pierre Cardin le 18 mars à l’occasion de la 4e Nuit de la création étudiante.

Organisée sous forme d’un débat de 30 minutes enregistré et filmé sur place, cette revue d’actualité de la semaine par les étudiants est mise en ligne sur le site www.france-info.com le jour même à 18h00.

Une sélection de  4  minutes est diffusée à l’antenne chaque mardi soir  soir à  22h26  (0h15) dans la session d’information animée par Olivier Emond.

« L’amphi de France Info »

Tous les  mardis  sur www.france-info.com

et sur France Info (22 h26  et 0h15)

L’Amphi de France Info à la Maison des Initiatives Etudiante
envoyé par FranceInfo. – L’info internationale vidéo.

Publié: 10 mars 2010

Collectif In Colors VJ’S : Video mapping sur l’Hôtel d’Albret

mapping

Mardi 9 mars, l’Hôtel d’Albret va se faire repeindre de vidéos mouvantes mixées sur de la techno expérimentale.
Rencontre avec Houcem et Elyes, les deux VJs qui seront les auteurs de cette performance.

De Tunis à Paris

L’Ecole des Beaux-Arts de Tunis est réputée pour sa formation riche. Ce qu’on sait moins, c’est qu’elle est aussi un lieu de rencontre pour artistes en devenir.
C’est donc là qu’Elyes et Houcem se sont rencontrés il y a quelques années, aux débuts de leurs études en arts graphiques pour le premier et en peinture pour le second. Ils ont toutefois été formés à bon nombre de techniques et se sont toujours intéressés à la photo et à la vidéo. Depuis qu’ils se connaissent, ils ont toujours travaillé en binôme, sous de multiples formes : « on a vécu beaucoup de choses ensemble, au sens création ».

Vers la fin de leurs études, ils ont participé à une soirée à l’école avec quatre autres amis, soirée où ils ont mixé de la vidéo. Ce fût leur première expérience de VJing.
Quelques temps plus tard, ils ont collaboré, via le centre culturel anglais de Tunis, avec des VJs britanniques. Le collectif auquel ils appartiennent, In Colors VJ’s, est né à ce moment-là, alors qu’ils commençaient à travailler en boite de nuit en parallèle.
Depuis, le collectif tourne et fonctionne selon les demandes et les projets. Ces membres ne se retrouvent jamais tous les six en même temps, d’autant plus qu’In Colors existe des deux côtés de la Méditerranée.

Une fois qu’Houcem décroche sa maitrise en arts plastiques spécialité peinture et qu’Elyes a son master d’arts graphiques orienté PAO en poche, tous deux décident de venir en France poursuivre leurs études : Houcem enchaine sur un DEA (l’ancêtre du M2) puis sur une thèse, en cours, sur la vidéo comme pratique artistique et le VJing en particulier à Paris I. Elyes, après un stage dans le domaine de l’édition, lui servant à valider son master tunisien, reprend ses études en cinéma à Paris 8 pour apprendre certains aspects techniques de la vidéo qu’il ne maitrisait pas encore comme, par exemple, tout ce qui a trait à la scénarisation.
Arrivés à Paris, il y a maintenant trois ans, les 2 VJs continuent comme à leur habitude à mixer en boite et c’est là qu’ils rencontrent Alex, aka DJ Soliman, qui est aussi organisateur de soirées. Soliman voulait « habiller visuellement » ses soirées, il a donc fait appel à eux et les a fait performer au Batofar, au Bus Palladium, à la Scène Bastille et à Glaz’Art, entre autres.
Pour Soliman, ce qui va se passer dans le Marais mardi prochain sera une expérience nouvelle car il s’est joint au collectif pour cette expérience en particulier mais aussi car la techno expérimentale qu’il va mixer live ce soir-là n’est pas tout à fait dans son registre habituel.

Produire et recycler

Quand on les interroge sur le VJing, cette pratique artistique datant du début des années 90 (époque préhistorique d’un point de vue technologique, où les VJs utilisaient des piles de magnétoscopes et des mélangeurs vidéos, mais pas encore de numérique), Elyes la définit comme suit : « le VJing c’est une représentation visuelle du son et du rythme. C’est mettre des images sur de la musique et non l’inverse ». Et Houcem d’ajouter, pour la note technique : « c’est du mixage vidéo en temps réel ».

La vidéo qu’ils mixent a diverses sources : VHS, Super 8, photo, 3D, dessins, diapos, animations,…
Ils produisent eux-mêmes beaucoup de ce matériel, par exemple, ils partent en trip photos et voient, en fonction du résultat, ce qu’ils peuvent utiliser.
Ils recyclent aussi certains matériaux, surtout vidéos, quand des passages les intéressent pour le mouvement et en tire une boucle vidéo. Le plus intéressant pour eux dans le VJing étant la notion de rythme. Certains éléments recyclés le sont aussi pour une couleur ou un graffiti. En bref, tout ce qui attire leurs yeux et qui peut être intéressant, diffusé en boucle. « Ce qui est génial avec la boucle, c’est que ça révèle ce que tu ne vois pas en visionnant la vidéo normalement. La boucle donne un autre sens. Elle décontextualise et déconstruit, elle donne une autre vie au matériel, elle l’emmène dans un autre univers. »
Par ailleurs, quand les deux VJs recyclent du matériel, ils y ajoutent des éléments, numériquement ou à la main, afin de se l’approprier encore plus.

Et le mapping vidéo dans tout ça ? Le mapping vidéo, c’est du VJing projeté sur un bâtiment. La différence fondamentale entre les deux pratiques est que le VJing est créé live alors que le mapping est scénarisé à l’avance. Par contre, des éléments sont ajoutés en live à ceux déjà prêts. Pour Elyes et Houcem, le mapping c’est l’évolution logique de leur travail via l’ajout d’un nouvel élément : l’architecture. « Quand on projette sur un mur, c’est juste un écran pour refléter l’image alors que pour le mapping vidéo, le bâtiment n’est plus simplement un écran, il devient lui-même un calque, une extension de la vidéo. Il interagit avec le produit final lui-même. Ca donne une autre lecture à l’architecture ».
ICI&DEMAIN leur donne l’occasion de réaliser une performance qui devrait nous faire voir un des grands et beaux hôtels particuliers du Marais d’un autre œil.

Le festival, et demain

Houcem et Elyes ont connu le festival par leur amie Kahena Sanaa, metteuse en scène du spectacle pluridisciplinaire « Je ne sais plus où j’en suis » programmé durant l’édition 2009. Houcem décide alors qu’il veut tenter de participer au festival suivant, « ICI&DEMAIN » devient même une des tâches inamovibles de sa to-do-list, stockée sur son téléphone portable.
Une semaine avant la date limite d’envoi des candidatures, le festival leur étant légèrement sorti de la tête jusqu’alors, ils remplissent finalement le dossier d’inscription après s’être enfermés quelques jours à travailler sur une démo, l’urgence éveillant leur créativité. Le dossier de candidature est finalement envoyé à la date limite mais il y a un souci avec La Poste… le DVD a toutefois été visionné de justesse… !

Les VJs ont ensuite commencé à discuter de la direction qu’ils souhaitaient prendre pour la performance du festival, entre autres quelles techniques ils allaient utiliser. Ils ont construit leur scénario et produit les éléments qu’ils vont utiliser. Pour ICI&DEMAIN, ils vont d’ailleurs utiliser des « gribouillages », afin de garder un côté plastique (dans le sens « arts plastiques ») à leur performance, afin de garder un rapport direct à la matière, même s’ils doivent scanner leurs travaux, l’intégralité de leurs rendus étant numérique.
Ils vont aussi prendre des photos, tenter des modifications et dessins en live, à la tablette graphique, enfin s’ils arrivent à en intégrer une à leur installation. Car techniquement, le projet est lourd pour eux, ils n’auraient d’ailleurs pas eu les moyens de réaliser une telle performance sans le festival. Ils vont projeter sur une surface de 15×16 mètres (Houcem est allé faire des relevés et a redessiné le plan de la façade pour l’occasion), avec une machinerie spécifique (3 PCs, 1 Mac et la console du DJ assemblés en réseau). Deux de leurs ordinateurs ne servent qu’à la projection : l’un diffuse les calques et l’autre fait la même chose et envoie son signal au premier. Du coup, ils peuvent travailler simultanément sur les deux et ainsi choisir sur le moment de projeter les rendus de l’une ou l’autre des machines.

Côté musique, le DJ va faire un set de musique électronique répétitive, « d’électro acoustique », qui va être la base rythmique des VJs pour la diffusion des images.
A noter qu’ils ont aussi une piste son dédiée sur la table de mixage du DJ, sur laquelle ils peuvent envoyer les sons de leurs vidéos mais aussi de leur banque sons, certains ayant été pris pour l’occasion, inspirés de la vie quotidienne (métro, rue, commerces,…).
Pour revenir au DJ, le signal numérique produit par sa musique est transféré aux ordinateurs de mixage vidéo. Ils sont équipés d’un programme qui peut caler la diffusion de leurs vidéos sur ce signal et qui peut être activé ou désactivé à loisir !

Dans l’avenir, les VJs voudraient pouvoir aller encore plus loin techniquement et artistiquement en mettant en scène leurs espaces de projection et en incluant d’autres techniques à leurs performances comme le light painting. « Il y a des idées, maintenant il faut trouver comment les réaliser ! »

Pour In Colors VJ’s : Houcem Boukef et Elyes Rebai
DJ : Alex Rubio aka DJ Soliman

Retrouvez leur prestation mardi 9 mars à 20h30 à l’Hôtel d’Albret, siège de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de  Paris – 31 rue des Francs-Bourgeois dans le 4e – Métro Saint-Paul-le-Marais.

Pour plus de détails, cliquez ici.

Photos de la performance (photos Sonia Musnier) :

Photos de la performance (photos Elodie Weber, etudiantdeparis.fr) :

Extrait vidéo de la performance par Télésorbonne :

Festival Ici & demain – 3 – mapping vidéo à l'hôtel d'Albret
envoyé par telesorbonne. – Plus de vie étudiante en vidéo.

Publié: 9 mars 2010

L’écume des jours illustrée ou comment deux jeunes filles traduisent avec brio l’univers de Boris Vian…

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En voilà une drôle d’idée, une bonne idée surtout. Cécile et Sonia se sont lancées dans ce projet durant l’été 2008 et aujourd’hui nous découvrons l’univers de Boris Vian traduit avec brio et originalité, en images.

Comment tout a commencé

Cécile et Sonia sont deux jeunes filles débordantes d’idées, des « touche à tout », mais elles préfèrent se définir comme « pluridisciplinaires ». Elles aiment l’art, la création et tout ce qui s’y rapporte. Elles se sont rencontrées au lycée, lorsqu’elles préparaient un bac STI Arts appliqués à Bordeaux et ont suivi depuis des parcours différents. Cécile commence par la communication visuelle, se tourne ensuite vers le théâtre, le cinéma et aujourd’hui on la retrouve en 1ère année de DSSA Mode et Environnement à Duperré. Pendant ce temps, Sonia, suit un BTS en Design d’espace, puis une licence en langues et est aujourd’hui inscrite en 3ème année de Licence Design et environnement à Paris I.  Leurs références ? Elles sont multiples, comme leurs talents.

Oui mais voilà, malgré tout cela, il leur manque toujours quelque chose, leur appétit de savoir-faire n’est pas encore rassasié.

Vient alors l’idée du projet « L’Ecume des jours illustrée ». Une idée qui naît lorsque Cécile relit le livre pendant les vacances. De là s’ensuivent plusieurs mois de réflexion avant de « mettre la main à la pâte » en janvier 2009.

Le projet :

Il propose une quarantaine d’ « installations photographiées » représentant des passages forts du livre. L’idée de base est de mettre en images l’univers  décalé et la vision de Boris Vian dans un livre illustré. Toutes les installations sont des miniatures (par exemple, le petit tourne-disque surmonté du gâteau ne mesure que 8X6,5 cm) réalisées « artisanalement » avec des matériaux divers : silicone, carton, céramique… Chaque pièce est murement réfléchie et exécutée avec minutie et souci du détail. Aujourd’hui le projet concerne autant les installations miniatures elles-mêmes que les photographies, les deux étant exposées. Même s’il n’est pas encore totalement achevé, leurs œuvres ont déjà été exposées à deux reprises en 2009 et commencent leur périple en 2010 par le festival ICI&DEMAIN.

Portraits d’objets :

Le parti pris esthétique fût d’éliminer tous les personnages et de ne représenter que des objets. Dans l’Ecume des Jours, Boris Vian les décrit de façon atypique et les fait vivre. Le décor, lui aussi, représente l’état d’esprit des personnages. « Il y a toujours une correspondance entre le décor dans lequel les personnages évoluent et leur état d’esprit …on a cet appartement qui réagit physiquement et matériellement à l’état d’esprit de Colin ». Au final les objets sont beaucoup plus humanisés, ont une identité plus forte que les personnages eux-mêmes qui paraissent, finalement, assez insignifiants. Pour elles, l’intérêt de mettre en scène les personnages était donc mince tandis qu’il y avait beaucoup à exploiter du côté des objets.

Ainsi dans la construction de leur œuvre tout est relié à cette même idée. Elles fabriquent les installations artisanalement afin de rendre les objets uniques et de leur donner une vraie identité. Le fait que ce soit des miniatures permet de pouvoir les photographier en gros plan et ainsi de les humaniser d’avantage en réalisant leurs portraits. Tout est fait également pour bien mettre en avant le fait que nous ne sommes pas dans une représentation de la réalité. Ainsi dans le choix du traitement : elles vont à l’essentiel et ne représentent que ce qui est le plus frappant et caractéristique d’une scène, sans forcément reproduire tout le décor : « le fait de ne pas mettre de décors crée une distance par rapport à la notion de réalité ». Le traitement de la couleur n’est, lui non plus, pas laissé au hasard. Le blanc est très présent : ceci accentue encore la distance avec la réalité et rappelle les moments de coupure récurrents entre réel et imaginaire du livre. On observe également que les couleurs se dégradent au fur et à mesure des photos et donc de l’avancement du livre faisant le parallèle avec la détérioration psychologique du personnage principal.

Des filles à suivre …

Après ses études Cécile souhaite créer un collectif pluridisciplinaire qui permettrait de répondre à toute sorte de demande. Sonia voit les choses du côté pratique : pourquoi pas se lancer dans le design numérique pour pouvoir gagner sa vie tout en continuant bien sûr, en parallèle, à développer des projets d’ordre artistique.

Ce qui est sûr c’est qu’elles souhaitent continuer d’apprendre et d’évoluer dans plusieurs disciplines.

Pour le projet L’écume des jours illustrée, l’objectif premier est aujourd’hui de trouver un éditeur, avis aux amateurs…

Pendant le festival ICI&DEMAIN : retrouvez les installations et les photographies exposées du 4 au 12 mars à la Galerie CROUS Beaux-Arts.

Article publié sur mini-logo-etudiantdeparis

Publié: 4 mars 2010

Rencontre avec Asami Nishimura – La Cerise sur le Gâteau

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Dans le cadre du festival artistique étudiant ICI&DEMAIN , Asami Nishimura accomplira la performance « La cerise sur le gâteau » à trois reprises.

Asami Nishimura aime le changement. Née en 1982 à Tokyo de deux parents japonais, elle décide de passer sa dernière année d’étude secondaire au Brésil dans une famille d’accueil « pour changer » dit-elle.  Après des études de littérature puis de français, elle décide de faire une pause pendant ses études, en s’inscrivant à l’école des Beaux-Arts de Paris. « Je n’ai jamais pensé que c’était un métier. Pour moi c’était juste pour jouer. Aujourd’hui, je suis prise par l’art. » En 2009, Asami Nichimura a reçu le diplôme national supérieur d’art appliqué avec les félicitation du jury à l’unanimité.

La cerise et la jeune femme

La cerise sur le gâteau est un spectacle à l’air libre où chaque passant est un spectateur potentiel.
Pendant quelques minutes, la créatrice va tourner autour d’un gâteau sur lequel trône une cerise. Mais cette cerise va enfler et enfler, jusqu’à s’envoler. La performance se termine par le partage du gâteau avec les passants.

L’idée est toute simple :
« J’ai entendu l’expression « la cerise sur le gâteau » mais je ne connaissais pas cette expression.
Donc j’ai fais ma propre interprétation
. »

L’artiste refuse de délivrer un message précis de son œuvre, elle préfère « laisser réfléchir le public. » Peut-être, peut-on voir une morale dans « une cerise si ordinaire sur un gâteau unique, qui lui donne de l’importance, mais que personne ne peut manger. »

Retrouvez « La cerise sur le gâteau »

> 05 mars à 17h sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris (en savoir plus)
> 06 mars à 17h Place Stalingrad (en savoir plus)
> 13 mars à 15h Cité Internationale Universitaire de Paris (en savoir plus)

Article publié sur Contre Point par Amanda Breuer Rivera

Publié: 4 mars 2010

« Expressions idiomatiques » : quand la photo joue avec la langue

Expressions idiomatiques

Benjamin Hélion et Anne Beaugée, tous deux âgés de 23 ans et étudiants aux Gobelins, ont présenté lors du festival ICI&DEMAIN 2009 une expo très amusante, où l’art et le jeu se mêlent. L’exposition  »Expressions idiomatiques » illustre par la photographie les expressions imagées de la langue française, telles que « poser un lapin », « marcher sur des œufs » ou « casser du sucre sur le dos ».

L’exposition : « Expressions idiomatiques », par Benjamin Hélion et Anne Beaugée

« Se crêper le chignon », « Ne pas avoir la langue dans sa poche », « Avoir un chat dans la gorge »…  Autant d’expressions très connues de la langue française mais qui, quand on les prend « au pied de la lettre » (autre expression imagée), ne veulent plus dire grand-chose.
L’exposition présente 40 photographies qui illustrent ces expressions avec humour et talent.

Portrait : Benjamin Hélion (étudiant aux Gobelins)

Portrait benjamin Hélion« J’ai toujours détesté l’emploi des expressions , c’est pour moi une marque primaire de manque d’imagination ». C’est ainsi que Benjamin a eu l’idée de jouer avec ces expressions de la langue française. Avec Anne, étudiante comme lui aux Gobelins dans la section Photographie (elle en prise de vues, lui en traitement d’image), ils décident de mettre en scène certaines expressions idiomatiques sous une forme ludique grâce à la photographie. Au départ, celles-ci étaient destinées à apparaître dans un livre, mais ils décident dans un premier temps de présenter une exposition lors du festival Ici et Demain, le projet de livre restant toujours d’actualité (avis aux éditeurs…).

Tous les shootings photos ont étés réalisés dans l’appartement de Benjamin, que celui-ci partage avec 3 colocataires : « le studio à la maison, c’est sympa comme façon de bosser, ça crée une ambiance ou tout le monde fait un peu partie du projet ». Chaque samedi, pendant 6 mois, le grand salon a été coupé en deux : un studio photo dans la moitié du salon et dans l’autre moitié, un coin « apéro ». « On faisait ce qu’on appelait des « apéros shootings » : on invitait une vingtaine d’amis et on écoutait leurs propositions ». Dans la moitié studio photo, un fond blanc et pour lumières, deux flashs que Benjamin possède. Dans cette ambiance conviviale mais non moins studieuse, les amis se transforment en modèles. Le salon de Benjamin devient ainsi un « vivier de modèles permanents ». En effet, Anne et Benjamin ont décidé de ne faire appel qu’à des amis plutôt qu’à des mannequins, jugeant « plus intéressant de montrer de vrais gens ».
Après les shoots photos, place au montage et aux retouches, la plupart des photos ayant été montées sur Photoshop. « On a parfois utilisé 7 à 8 clichés différents pour monter une photo. »

Anne et Benjamin ont présenté une quarantaine de leurs photographies lors de l’exposition. Pour donner un sens ludique à celle-ci ils ont choisi de ne pas donner d’indications sur les expressions représentées, afin de « créer la conversation ». Au spectateur donc de deviner et de s’amuser avec les autres visiteurs à proposer une interprétation !
« Avec cette exposition, on espère créer le gros buzz. Ce projet on le porte à deux mais on est beaucoup à y tenir ».

Article publié sur mini-logo-etudiantdeparis

Publié: 10 novembre 2009

Marina Ledrein, lauréate 2009 de la catégorie « arts plastiques »

Marina Ledrein

Marina Ledrein, jeune artiste de 22 ans, étudiante à Paris 7 et  Paris 8, a reçu le prix ICI&DEMAIN 2009, catégorie Arts plastiques. Elle avait présenté dans le cadre du festival son exposition « Re-monter le temps », une installation plastique étonnante et remarquée à l’Espace Pierre Cardin.

L’exposition « Re-monter le temps »

L’installation « Re-monter le temps » s’articule autour des arts plastiques et du cinéma, en mettant en jeu les notions de montage et de temps. L’exposition présente des structures lumineuses recouvertes de photographies, de pellicule de film et d’images scannées, ainsi qu’un diaporama.

Portrait de Marina Ledrein

Marina est passionnée « depuis très longtemps » par les arts plastiques, qu’elle pratique enfant dans les cours municipaux, puis au collège et au lycée. Après une licence de Lettres et Art à Paris 7, elle décide de s’inscrire en Master de cinéma, tout en continuant les arts plastiques en Licence 3, à Paris 8. Ce double cursus s’est imposé tout naturellement. « J’aimais le cinéma mais je ne voulais pas lâcher les arts plastiques !« 

La jeune artiste a commencé à travailler sur l’installation « Re-monter le temps » il y a un an. Le point de départ, un voyage à New-York. « J’ai eu la chance de partir 3 mois à New-York, ville cinématographique et très plastique, j’ai été fascinée par ces images qui défilent sur les buildings« .
Marina s’inspire donc de ces buildings pour son installation, qui crée un pont entre les arts plastiques et le cinéma. Les structures présentent des séries de photos, dont celles prises à New-York, des images scannées d’objets et de parties de corps, ainsi que des pellicules de films, support privilégié de la jeune artiste. « Avec le cinéma, ce qui me plaît c’est de travailler avec la pellicule. Avec le temps, les images se métamorphosent et disparaissent peu à peu, et sans lumière aucune image n’apparait : lorsque mes structures sont éteintes, ce sont « des blocs de nuit » « .

Un diaporama présente également tous les clichés visibles dans l’exposition. « C’est une manière de présenter mon travail, il fait partie de l’œuvre en elle-même ». L’univers sonore du diaporama a été travaillé avec un musicien, Thibault Sauvaget : les sons, (enregistrés à New-York, ainsi que des sons d’instruments de musique) ont été déformés en ré-enregistrant les séquences à l’envers.

A la veille du dernier jour de son exposition dans le cadre du festival Ici & Demain, c’est l’heure d’un premier bilan pour Marina : « Ici et Demain permet beaucoup d’opportunités, j’ai exposé dans un lieu (Espace Pierre Cardin) que je n’aurais jamais pu me payer ! J’ai participé au festival pour me donner une certaine confiance, avoir un avis sur ce que je fais, à travers un public varié. C’était très constructif pour moi, ça m’a permis de rencontrer plein de gens qui veulent continuer l’expérience ! »

>> Blog de Marina Ledrein

Publié sur mini-logo-etudiantdeparis

Publié: 16 octobre 2009