Pour clore le festival en beauté, ICI&DEMAIN vous propose le jeudi 18 mars un évènement « global » : expositions, installations, performances, projections, concert… le tout dans un même lieu : l’Espace Pierre Cardin.
En invité spécial pour cette soirée, le festival donne carte blanche à l’école supérieure des arts appliqués Duperré qui propose d’investir l’Espace Cardin et de le transformer en une fabrique, en une balade (ré)créative… une mise en scène et en espace de la création en mouvement ! (présentation des travaux de : Farah ANEDE, Margot AURIGNAC & Léa GNIDZAZ, Sarah GUICHARD, Jean-Christophe HUC, Jonathan ICHER, Laurence YARED et l’équipe créative de La Fabrique du Troisième, Duperré).
Le public pourra également profiter de la soirée pour s’offrir une petite séance de rattrapage avec les expositionsRitad’Alexandra KAWIAK et Dashane, charactersdu Collectif Dashane qui réalisera en direct une performance de graff.
Enfin, à 21h, le public pourra découvrir ou redécouvrir la musique « toy-pop » acidulée du groupeWe Were Evergreen sur la grande scène de l’Espace Pierre Cardin. Pour réserver des places pour le concert, cliquez ici.
Découvrez en avant première quelques uns des travaux des étudiants qui seront exposés dans le cadre de la « Carte Blanche à l’Ecole Duperré » dans les galeries ci-dessous :
Farah Anede :
Noémie Daval :
« Lichen d’intérieur » de Laurence Yared :
Jonathan Icher :
Découvrez l’univers de « Queen Mimosa 3″ sur son Myspace ou en vidéo sur Youtube.
Triangle de vie? Cette exposition regroupe trois œuvres originales, conçues avec du papier toilette. La galerie de la Maison des Initiatives Étudiantes accueille jusqu’au 18 mars, Javiera Hiault-Echeverria, une artiste étudiante de 26 ans qui est aussi une chilienne touchante.
Par hasard, Javiera tient l’idée de créer du crochet avec du papier toilette. C’est en détournant son utilisation que ses œuvres trouvent toutes leurs originalités. Détrompez-vous, ce matériau peut servir à autre chose qu’à s’essuyer le derrière. Et quand elle est lancée, l’artiste chilienne ne s’arrête plus. En moyenne, une journée de travail est nécessaire pour réaliser un triangle. Par exemple, pour la plus grande œuvre, 25h de main d’œuvre ont été nécessaires avec 195 rouleaux standards.
Originaire de Santigao (Chili) et après quelques années passées en Italie, Javiera Hiault-Echeverria est aujourd’hui en Master 2 d’Arts Plastiques à l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris I).
Recoin et tremblement
Sans le vouloir, l’artiste chilienne a toujours travaillé avec des supports quotidiens, en récupérant des objets dans la rue, ce qui est « plus accessible et plus libre » nous confie-t-elle, « C’est la débrouille !» . Le concept est d’installer son tissage de papier toilette en forme de triangle, avec un néon caché à l’intérieur.
Une autre création, faite de décombres est accompagnée d’une lumière clignotante. Les décombres construisent un arc-en-ciel. Angoissant. « J’ai un jour entendu l’expression « Aller au petit coin » et je m’en suis inspirée parce que j’ai toujours aimé les coins et recoins d’un domicile, là où les enfants construisent leurs cabanes ».
Outre le fait de surfer sur la tendance de la récup’ et des souvenir d’enfance, ses créations reflètent une réalité plutôt sombre. Chili… Séisme, ces mots vous disent quelque chose ? Vous y êtes. En effet, l’artiste est au cœur de l’actualité malgré elle, le séisme ayant eu lieu le samedi 27 février avec une magnitude de 8.8. Javiera a souhaité créer un lien entre une technique de survie élaborée par les chiliens, lors d’un séisme, et son art. « Un chilien rencontre au moins un séisme au cours de sa vie, statistiquement parlant, même deux pour certains. Moi j’en ai vécu un, quand j’étais petite, mais il était assez faible » témoigne l’étudiante. Ses travaux font référence à l’espace « aménagé » par les décombres. Le but de la technique de survie est de se confiner dans un coin et de s’y fixer. Si les morceaux de pierres viennent à tomber, l’endroit reste protégé par ce fameux triangle. Néanmoins, « libre à chacun d’interpréter comme il le souhaite » nous précise-t-elle.
Le festival ICI&DEMAIN lui a permis d’exposer pour la première fois en France. Javiera Hiault-Echeverria veut « continuer dans sa lancée, tout de suite après le festival pour persévérer dans sa création, avoir des contacts » On ne peut que lui souhaiter de la chance pour la suite.
« Qu’est-ce que l’amour ? Comment bien faire pour que ça fonctionne ? Pourquoi ça finit ? La fidélité est-elle importante ? » Autant de questions que nous nous posons tous, et encore plus quand on a 25 ans.
La compagnie Sous l’écorce nous amène, avec humour et émotions, au coeur d’une introspection sur ce que représente l’amour quand on a 25 ans, et fait un état des lieux des doutes et questions qui s’y rapportent.
Et pour vous, c’est quoi l’Amour ?
Basée sur une série d’une vingtaine d’interviews réalisées auprès de jeunes de 25 ans environ, A.M.O.R.(T) pourrait être une mise en scène originale et rythmée d’une étude sociologique sur les jeunes et leur représentation de l’amour.
L’amour est une source de questionnements pour tous. On se reconnaîtra donc dans chaque moment et chaque personnage de la pièce qui, si elle ne nous donne pas vraiment de réponse, ce qui serait un peu ambitieux, nous rassure sur le fait que nous ne sommes pas les seuls à nous interroger.
C’est d’ailleurs ce pourquoi Nina Chataignier, metteur en scène de la pièce, a choisi ce thème : « L’amour est un sujet difficile et qui peut vite être banal, c’est pour ça que j’ai choisi une cible précise. J’avais envie de parler de ma génération. Et puis moi je me posais des questions et j’avais envie d’aller voir les autres pour vérifier que je n’étais pas la seule à penser ça.»
Une pièce rythmée, à la fois drôle et sensible
Le souhait du metteur en scène : « Le public doit être en éveil tout au long du spectacle ». C’est pourquoi on assiste à une alternance de monologues reprenant les propos des interviews, de passages en mouvements et de séquences muettes. « Le rythme est enlevé, le jeu exagéré à la manière du cinéma muet. Le corps est sans cesse soumis aux im(pulsions) et énergies contraires : Attirer et repousser, vouloir se remplir, se retenir, donner et recevoir. Ces séquences sont le fil conducteur du spectacle où comique et émotions s’entremêlent. » De temps en temps, Ursula, personnage récurrent et haut en couleurs, nous retrouve pour nous donner des « leçons d’amour ».
D’un projet personnel …
Nina Chataignier,25 ans, en Master 2 Mise en scène et dramaturgie à Paris 10 , étudie le théâtre depuis le lycée. En parallèle de l’université, elle commence à se frotter de plus près à la mise en scène, tout d’abord en tant qu’assistante auprès de Nicolas Liautard, Clément Poirée et David Bobéeau. Elle monte ensuite elle-même deux pièces avec sa compagnie : Compagnie sous l’écorce, créée en 2005 : L’Inattendu ( de Fabrice Melquiot) et Chair Amour (de Victor Haïm).
Après ces deux projets, de mise en scène de textes existants, elle veut se lancer dans quelque chose de plus personnel : « C’est une autre étape pour moi, j’avais envie cette fois-ci de prendre un peu plus de risques, de développer mon univers à moi en créant un spectacle fragmentaire, à partir de paroles collectées, du corps et de la personnalité des acteurs ».
Son univers, on le découvre donc à travers cette pièce, elle aime notamment que le théâtre soit charnel, qu’il y ait du corps. On y retrouve aussi ses influences, que ce soit tg STAN, compagnie belge qui travaille sur la cassure de l’illusion, N.Liautard et et son travail sur la pantomime ou le côté burlesque de Chaplin. L’interview et le mouvement sont des aussi des pistes importantes qu’elle souhaite explorer de plus en plus.
Le choix du sujet est lui aussi très personnel, partant de ses propres interrogations. Elle va donc aller explorer les questionnements et les doutes des autres, voir si elle s’y retrouve. Elle souhaitait mettre en scène toutes ces hésitations qu’on peut avoir vis-à-vis de l’amour quand on a 25 ans . « Pour ma génération, l’amour et le couple, c’est peut-être le dernier pari que l’on fait encore sans revoir nos exigences à la baisse. »
… à une création collective
Tout commence par les interviews auxquelles les comédiens eux-mêmes participent. Après avoir rassemblé toutes ces citations, Nina a travaillé avec les acteurs sur la « mémoire » : « J’ai initié le travail par une sollicitation de la mémoire. Quels souvenirs gardions-nous des témoignages ? Qu’est ce qui faisait échos à nos questionnements personnels ? Qu’est ce qui nous avait touchés, surpris ? » À partir de là, chaque comédien a fait son propre monologue. Les propos recueillis deviennent donc les textes de la pièce, complétés par le travail de Nina Chataignier et d’Aurore Jacob qui a collaboré à l’écriture. Les séquences en mouvements aussi sont le fruit d’un travail collectif, nées d’improvisations. Le groupe travaille donc ensemble sur l’élaboration et le montage des différents fragments de la pièce. C’était un souhait de Nina : faire une œuvre collective, enrichie de contributions extérieures, de contributions des acteurs et même du public. « Je voulais proposer un vrai temps d’expérimentation, de recherche et d’invention, sur le plateau à partir du vivant, des acteurs. »
Au final, A.M.O.R.(T) retrace par la mise en lumière de ces questionnements sur l’amour, les différentes étapes qui le constituent. Par là-même, la pièce nous fait nous interroger, et nous interroge même directement laissant une place aussi à l’interaction avec le public. Mais sur cette partie-là on ne vous dévoilera rien, c’est plus drôle si vous ne savez pas…
Le festival artistique étudiant ICI&DEMAIN prendra ses quartiers les 11 et 12 mars 2010 au Centre musical Fleury Goutte d’Or – Barbara pour trois concerts gratuits de groupes étudiants.
Tout commencera en douceur le 11 mars à 20h30 dans le foyer du Centre musical. Le « Projet Pyjama » est en effet un concert acoustique… dans un lit ! Sur scène, les artistes chantent des berceuses en pyjama. Dans un jeu constant, deux voix se complètent, dialoguent et se contredisent, accompagnées de deux guitares et d’un violoncelle. Des mélodies s’entremêlent et tissent la toile d’un univers onirique et étrange, baigné d’une lumière vénéneuse et peuplée d’hommes en chocolats, de sirènes embrumées et de tritons buveurs de thé… Reste au spectateur de se laisser emporter, bien tranquillement allongé dans les matelas mis à leur disposition.
Immédiatement après, à 21h, le public pourra découvrir Who Makes Anita Shake ! à l’occasion d’un concert au style unique où la musique se met en scène sur fond de sonorité bruitistes et de mélodies formelles. Le projet Who makes Anita Shake ! a été créé dans le but d’explorer l’environnement sonore et de le secouer pour s’amuser ; Anita est aussi un personnage fictif, à la fois moteur et produit du travail des membres du groupe, elle est l’énergie et la simplicité de leur musique.
Enfin, le 12 mars à 20h30, ce sont deux concerts en une soirée qui sont proposés ! Reggae-ska pour Jamasta Live, punk-rock pour The Sex Mess, ces deux groupes vous promettent une soirée « qui bouge » au Centre musical Fleury Goutte d’Or – Barbara.