Ce week-end, le festival investit la Cité Internationale Universitaire de Paris !

ciup

Pour son dernier week-end, ICI&DEMAIN investit un haut lieu de la vie étudiante : la Cité Internationale Universitaire de Paris. Au programme : performances, concerts et spectacles viendront animer ce site unique dédié à l’accueil et aux rencontres d’étudiants, de chercheurs et d’artistes représentant plus de 140 nationalités !

Une promenade artistique dans un site au décor unique

Samedi 13 mars, à 15h, l’artiste Asami vous accueillera dans la cour centrale de la Cité Internationale Universitaire avec sa performance  « gonflée », la Cerise sur le Gâteau.

Tout de suite après, à 15h30, vous aurez le choix entre les murs remplis d’histoire de la Maison de l’Espagne avec un théâtre musical proposé par L’Ensemble YI ou la Maison de l’Argentine dont l’architecture rappelle les estancias de la pampa argentine pour un spectacle désarmant, Bruits de Trottoir, interprété par la troupe des Productions de la Fabrique.

Retour en extérieur à 17h30 avec une animation percutante du Collectif Tupercut qui vous invite à vous déhancher au son de leurs percussions corporelles.

Enfin, pour terminer en beauté la journée, vous pourrez vous laisser emporter par un concert symphonique donné par les cinquante instrumentistes de l’Orchestre Mélo’dix ou assister à la projection des 11 courts métrages étudiants dans l’imposante Fondation Biermans-Lapôtre.

La promenade artistique se poursuit également dimanche 14 mars avec des séances de rattrapage pour ceux qui n’auraient pas pu assister au théâtre musical de L’Ensemble Yi ou encore aux lectures sans concession des Productions de la Fabrique. Mais c’est autour d’une pièce théâtrale pleine d’humour et de fantaisie que le festival clôturera ce week-end artistique en vous proposant de vous mettre dans la peau d’un étudiant grâce à l’Université du Bazart, pièce loufoque et déjantée emmenée par le dynamique collectif Bazart.

Ne ratez pas cette occasion unique de venir passer un week-end en famille ou entre amis autour des promenades artistiques du festival ICI&DEMAIN dans ce lieu qui contribue, tout au long de l’année, à favoriser les amitiés entre les étudiants, chercheurs et artistes du monde entier.

La programmation complète de ce week-end peut être consultée ici.

(crédit photo : CIUP)

Publié: 12 mars 2010

Court métrage « Les Nuits de Blanche » : rencontre avec le réalisateur

blanche

Blanche, c’est l’histoire d’une jeune fille qui a un amant pour chaque jour. Ses amants, elle les garde précieusement, dans une valise…
Blanche, c’est un court-métrage comme on aimerait en voir plus souvent : léger, ludique, très bien joué et même avec des effets spéciaux.
Nous avons rencontré le réalisateur : Pierre Mazingarbe.

Rencontre avec l’étudiant :

Pierre est étudiant en cinéma d’animation aux Arts Déco. Blanche est son premier court-métrage. Il a déjà travaillé sur d’autres projets auparavant avec le collectif Babouchka auquel il appartient : un collectif créé et composé d’étudiants de l’ENSAD. Il fait aussi beaucoup de dessin et de la pixilation (comme le stop motion mais avec des photos d’êtres humains). En plus de ses études et de ce premier court, Pierre travaille déjà sur des projets à venir :
« Je travaille sur une mini-série avec Damien Houssier, l’acteur qui joue le « lundi » dans le film. Blanche est repris par une boîte de prod, Ferris et Brockman, pour la post-production et l’envoi du film dans les festivals. Dans cette boîte de prod, j’ai aussi mon prochain court sur l’avortement : Les Poissons préfèrent l’eau du bain. Et il y a aussi un autre court à venir : Les Témoins. Ce sont des projets que je fais totalement en dehors des Arts Déco et pour le côté scolaire, j’écris un mémoire sur le cinéma ludique, comment jouer avec le spectateur. »

Rencontre avec le réalisateur :

« Pour la genèse de Blanche, j’étais jury au festival de Clermont-Ferrand en janvier et c’est là que j’ai rencontré Géraldine , je l’avais vue jouer dans un court-métrage. Elle sortait du conservatoire de Paris et c’est elle qui m’a donné les contacts de tous les « amants » du film. Ce sont des gens qui viennent du théâtre, qui sont passés dans les mains de Mesguich ou de grands, qui ont beaucoup de technique. C’est vraiment intéressant, comme j’aime travailler en plan séquence ça ne leur fait pas peur d’enchaîner 3 minutes. »

Comment t’es venue l’idée de ce film ?

«  D’une part je voulais vraiment travailler avec des personnages féminins, un film qui ne traite pas de la féminité en tant que premier thème du film. Dès que les femmes ont un rôle principal, ce sont soit des putes, soit c’est des mères, soit c’est des espèces de trucs un peu virils. J’ai pris le contrepoint de la figure du sultan et de son harem. On se retrouve donc avec une fille et plein de gars. Après ça m’a donné des idées visuelles.
En dessin je travaille beaucoup sur les échelles et je voulais travailler avec des gens petits, avec des effets spéciaux. Comme je viens de l’animation, incruster quelque chose à un fond vert, techniquement, c’est le b.a.-ba chez nous. Avec cette maîtrise technique, tu sais qu’au niveau du scénario tu ne vas pas te brider.

Après il faut faire attention à ne pas faire qu’un cinéma d’idées et que ce soit pertinent. Il y a des gens qui vont te dire : le cinéma c’est une question de points de vue. Dans le film quand ça se passe dans la valise on n’a que des plans fixes, ça donne un côté un peu maquette et les couleurs sont assez sombres, ternes. A l’opposé chez Blanche on est toujours caméra à l’épaule, il y a des focales longues, des grands angles, c’est plus doux, c’est duveteux, il y a plein de lumière chez elle. On ne s’en rend pas forcément compte, c’est des trucs qi durent un quart de seconde, mais c’est ce qui fait que l’opposition marche entre les deux.

Et puis pour finir il y a aussi l’idée de domination qui m’intéresse beaucoup. Donc j’ai rassemblé tout ça !

C’était mon premier film et j’étais hyper stressé. Jai pu le faire aussi parce que le chef opérateur Pierre Edelmann  m’a vraiment soutenu, il est arrivé avec son équipe, pareil pour Géraldine. Ce sont des vrais professionnels, qui bossent sur des gros projets.

Qu’est-ce que ça fait de travailler directement avec des pro comme ça ?

« C’est à la fois flippant et porteur. Tu as toutes les équipes techniques, les mecs sont à un tournage par semaine. Les deux premiers jours tu te fais vraiment juger. Surtout qu’il y en a qui ont fait une école de cinéma contrairement à moi. Après une semaine de tournage tu es plus à l’aise. Mais tu doutes tout le temps. Tu peux regarder des Audiard et adorer ce qui se fait au cinéma, ça ne veut pas dire que tu seras bon. Tu dois garder la tête froide. »

Ce que tu as particulièrement aimé dans la réalisation du projet ?

«  Le travail que je fais avec les acteurs. Je retravaille le texte avec eux. S’il y a des trucs qui ne passent pas, ils me le disent. La direction d’acteurs, c’est compliqué car tu as ce que l’acteur te propose et ce que toi tu veux et il faut passer 10 minutes à réfléchir pour trouver quels mots sont justes pour passer de l’un à l’autre. Ce n’est qu’une histoire de communication et d’écoute et c’est important que l’acteur puisse avoir un maximum de latitude. »

Qu’est-ce qui a été le plus dur pour toi sur un projet comme celui de Blanche ?

« C’est d’y croire sur la longueur. Au total entre l’idée et le montage ça a duré un an et demi, sachant que c’est mon premier court-métrage, une semaine de tournage et 4 jours de montage. Le plus dur c’est donc de tenir ton idée sur la longueur car c’est un travail extrêmement solitaire, tu as au final 5% de tournage.Il y a une volonté de ma part de toujours rester sur un ton léger. Même mon prochain film qui parle d’avortement doit être marrant, aura une légèreté de ton. C’est d’autant plus important quand on traite de choses dures parce que ça va permettre d’interroger les gens.

C’est donc important de ne pas se censurer au niveau du scénario, mais aussi de faire des films divertissants. Il ne faut pas nier que le cinéma est une industrie. Il faut réussir à faire un film qui a plein de niveaux de lecture : qui plaise aussi bien à ton prof de philo qui adore les films hyper chiants qu’à tes cousins qui aiment Bienvenue chez le Ch’tis. »

Rencontre avec le cinéphile :

« J’essaie d’être un peu curieux sur tout mais je suis assez classique, les gros réalisateurs pour moi c’est : Lynch, Almodovar et Haneke. J’adore le cinéma coréen : Park Chan-Wook qui a fait Thirst, ceci est mon sang. En France c’est Audiard. J’aime bien aussi Honoré et tous les trucs musicaux : les Tony Gatlif et Kustirica. J’adore aussi Le Sourire de ma mère de Marco Bellocchio. Après je ne suis pas complètement fan de tel ou tel réalisateur. Il y des trucs que t’admires mais finalement il n’y a pas un truc qui satisfait totalement. C’est pour ça que tu fais des films. »

PROJECTIONS :

le 10 mars au Forum des images à 19h
le 12 mars à La loge à 21h
le 13 mars au cinéma Le Lucernaire à 11h
le 13 mars à la CIUP (Fondation Biermans-Lapôtre) à 18h
le 14 mars à la CIUP (Fondation Biermans-Lapôtre) à 18h30

Article publié par mini-logo-etudiantdeparis

Publié: 12 mars 2010

Jamasta : du concentré de bonne humeur

jamasta2

Oh le joli mois de mars : on a mauvaise mine, on n’a pas la pêche, on est déprimés, on est fatigués, on a le moral dans les chaussettes ! Et bien nous vous avons trouvé un remède à tout ça : Jamasta ! Mais qu’est-ce que c’est ?
La première solution anti-déprime hivernale, 100% naturelle et 100% gratuite !
Un concentré de bonne humeur en musique !
Alors courrez-y ! Ils jouent à l’occasion du festival ICI&DEMAIN les 5 et 12 mars.

Première rencontre, dans une cave

Après avoir visionné leur vidéo sur myspace , étant missionnée par etudiantdeparis.fr pour faire un article sur eux, j’ai décidé d’aller les interviewer afin d’en savoir un peu plus sur ce groupe peu banal et haut en couleurs.

C’est donc dans le sous-sol d’un immeuble, au bout d’un long couloir menant à une toute petite cave que je les ai rencontrés.  Bon dit comme ça, c’est peu engageant, on aurait même un peu peur. Et là c’est tout l’inverse. Je rencontre 7 musiciens passionnés et découvre l’univers magique de Jamasta, un pur concentré de bonheur et de bonne humeur en musique.

Alors pour commencer, petite présentation du groupe, il y a :
Martin : 21 ans, trombone, étudiant en musicologie à Paris 8
Arnaud, 19 ans, clavier, étudiant en Histoire à Paris 4
Lucas, 20 ans, DJ, étudiant en cinéma – son à l’école 3IS
Guillaume, 22 ans, saxophone et chant, étudiant en médecine à Paris 5
Erwan (prononcez « V » et non « W », merci pour lui), 20 ans, batterie, étudiant en postproduction à l’école CifacomSami, 19 ans, basse, étudiant en droit à Paris 1,
Léo, 21 ans, guitare et chant,  étudiant à l’école 3IS

Leur histoire est un peu à l’image de leur musique : une base à laquelle ils ajoutent d’autres éléments, d’autres genres, et voyant que ça fonctionne bien, ils continuent. Au début, il y a Erwan, Léo et Sami, qui montent un groupe plutôt orienté rock. Ensuite c’est au fil des rencontres que le groupe va vraiment se former, notamment avec l’intégration du saxo en 2007 qui donne une autre tonalité aux morceaux. « On a vu que ça donnait plus de pêche, plus de mouvement ». Après l’intégration du DJ et du clavier, les derniers à être arrivés sont Martin et son trombone, il y a quelques mois.

Le nom, c’est une trouvaille d’Erwan, une référence aux « Jam sessions », un nom qui leur va comme un gant.

Du reggae / ska en passant par le rock, le hip-hop, le jazz, le rap… à Jamasta

Difficile de présenter Jamasta en une phrase, en un genre. La richesse de leur musique c’est ce melting-pot créé par leurs différentes origines musicales et leurs influences multiples : « on écoute tous de tout, donc si on peut en jouer, on va en jouer ».

Mais ils ont tout de même essayé, pour vous, de se résumer en quelques mots :

« on essaie de suivre une ligne directrice qui tire plutôt vers le ska et le reggae et après on n’hésite pas à rajouter d’autres choses ». En partant du reggae ou du ska plus classique, ils s’inspirent du jazz, du hip-hop, se sentent aussi proches de groupes du style de Caravane Palace ou Hocus pocus, « des groupes assez nouveaux qui nous influencent aussi pas mal » même si au final : ils ont leur style bien à eux. Leur musique est en évolution perpétuelle : ils s’intéressent à plusieurs mouvements, tentent des « expériences musicales », des mix avec de nouveaux genres musicaux, comme le rap dernièrement.

Les morceaux, tous très rythmés, sont des compositions originales, ou parfois des reprises réarrangées, fruit d’un travail collectif : « chacun amène des mélodies qu’il trouve ou des paroles ».

Début de répèt’

Après l’interview, la répétition : au début ça ressemble un peu à un joyeux désordre. Martin ne sait pas où mettre son trombone. Arnaud réussit à s’asseoir dans un coin et case son clavier sur ses genoux. Erwan, lui, a sa place : derrière sa batterie. Ah tiens en voilà un 8ème qui arrive ! C’est Fonky Flav, un rappeur qui se joint à eux pour quelques morceaux. Ils me font une petite place au milieu de tout ça. Bref, après plusieurs minutes d’installation, ils peuvent enfin commencer à jouer. On oublie alors qu’on est serrés dans une cave minuscule, on se retrouve au milieu d’une grande fête, on en prend plein les oreilles. Le plus incroyable, et c’est là leur talent, c’est que ce mix d’instruments et de sonorités fonctionne à merveille, ça coule tout seul.

Maintenant j’attends la deuxième rencontre, sur scène cette fois. Et la scène, c’est leur truc. Ils se sont déjà produits à plusieurs reprises, entre autres à l’Abracadabar, au Cabaret Sauvage, pour le gala de l’université Paris 5 ou au festival « Paye ton forain » près de Lyon.

Ce qui les intéresse avant tout c’est de toucher le public, un public assez large, et de le rassembler autour de leur musique et leur bonne humeur.

Bon je crois que je vais arrêter là, car le mieux c’est encore de profiter du festival ICI&DEMAIN pour aller les voir :

Le 5 mars au point Ephémère à 20h30

Ou le 12 mars au Centre Fleury Goutte d’Or – Barbara à 20h30 avec en guest star Fonky Flav, le 8ème ! (voir détails ici)

Article publié par mini-logo-etudiantdeparis

Publié: 12 mars 2010

Le festival ICI&DEMAIN invité de l’émission ART’N'GO de Télésorbonne

artngo2

Pour sa quatrième édition, ART’N'GO squatte le Point Ephémère dans le cadre du festival ICI&DEMAIN.

Dans un des temples de la culture alternative parisienne, notre équipe s’est penchée sur le cas de Clément Le Disquay et Paul Canestraro, tous deux créateurs et chorégraphes du spectacle « Lève un peu les bras ». Loin de toute gymnastique méditative, ils revisitent l’espace scénique à coup de barre à mine, et montrent que la danse contemporaine peut se révéler tant survoltée que fascinante.

Se situant entre chanson traditionnelle mélodramatique et pop coréenne, les fées de « Lilt » poussent la chansonnette à notre berceau. Du coup, on a envie d’en savoir plus sur ces guerrières nordiques dont l’humour et la fraîcheur n’ont d’égal que la volupté de leurs titres inspirés.

On reviendra également sur la soirée d’ouverture au Théâtre Silvia Monfort, lancement de départ et bien sûr vous retrouverez des extraits lives des spectacles et des invités.

On se retrouve pour la prochaine enjoy !

Victor Pirlot de l’association Télésorbonne


ART’N'GO #4 SPECIAL ICI ET DEMAIN
envoyé par telesorbonne. – Regardez la dernière sélection musicale.

Publié: 12 mars 2010

Marco Calderón : L’art de faire rebondir la conversation

pingpong

Dans le cadre du festival Ici et Demain, Marco Calderon nous propose, au Point Ephémère, une installation vidéo et son: « Dans une table de ping-pong ».

.Arrivée difficile au Point Ephémère caché au bord de la Seine. Après avoir traversé la foule discutant en terrasse et une première exposition, au détour d’un rideau noir, une pièce sombre, dépouillée et au milieu, une table de ping-pong.
Marco Calderon, 33 ans est étudiant aux Arts Décoratifs de Paris. Il a découvert ce sport en arrivant en France il y a un an. Après une licence d‘art dans son Mexique natal, il passe quelques temps au Canada puis obtient une bourse pour venir étudier à Paris. Les tables de sa cité universitaire lui donnent l’idée de cette installation..

« Si l’espace est infini nous sommes dans n’importe quel point de l’espace »

Sur la surface immobile est projetée une vidéo qui illumine la pièce. Seules bougent deux mains armées de raquettes, qui se renvoient une balle. Une balle bien bavarde puisqu’au fil de trois montages différents elle inscrit des mots. Seul son rebond raisonne dans le petit espace d’exposition.
Calderon a rencontré son assistante sur ce projet, Natalianna Boucher, 21 ans, aux Arts Décoratifs où elle étudie l’animation.

Dans un premier temps un rebond affiche un mot d’un coté du filet, puis un nouveau de l’autre coté et, à force d’échanges se forment des phrases…« Si l’espace est infini nous sommes dans n’importe quel point de l’espace ».
La seconde proposition est un texte qui s’affiche par fragments, suivant la trajectoire de la petite sphère. Une fois la surface recouverte du discours, c’est le silence… Puis l’échange reprend, inlassable, sans pitié et efface, cette fois, les lettres.
Enfin c’est un dialogue. « Et dis-moi, aimerais-tu vivre dans d’autres couleurs? ». la symbolique de ce renvoi de balle de ping-pong y est la plus forte. « Non, j’aimerais vivre dans d’autres mouvements »

L’art de faire rebondir la conversation

D’un rebond à l’autre, comme un échange d’idées, Marco Calderon interroge sur nos rencontres, à travers notre langage et grâce à des textes théâtraux de Jorge Luis Borges et Rodrigo Garcia.

Pour en savoir plus sur cet artiste: http://marco-calderon.net

Article publié sur Contre Point par Julie Doniol-Valcroze

Publié: 11 mars 2010

Le festival étudiant ICI&DEMAIN fait escale au Centre musical Fleury Goutte d’Or – Barbara pour trois concerts gratuits

cmfgo

Le festival artistique étudiant ICI&DEMAIN prendra ses quartiers les 11 et 12 mars 2010 au Centre musical Fleury Goutte d’Or – Barbara pour trois concerts gratuits de groupes étudiants.

Tout commencera en douceur le 11 mars à 20h30 dans le foyer du Centre musical. Le « Projet Pyjama » est en effet un concert acoustique… dans un lit ! Sur scène, les artistes chantent des berceuses en pyjama. Dans un jeu constant, deux voix se complètent, dialoguent et se contredisent, accompagnées de deux guitares et d’un violoncelle.  Des mélodies s’entremêlent et tissent la toile d’un univers onirique et étrange, baigné d’une lumière vénéneuse et peuplée d’hommes en chocolats, de sirènes embrumées et de tritons buveurs de thé… Reste au spectateur de se laisser emporter, bien tranquillement allongé dans les matelas mis à leur disposition.

Immédiatement après, à 21h, le public pourra découvrir Who Makes Anita Shake ! à l’occasion d’un concert au style unique où la musique se met en scène sur fond de sonorité bruitistes et de mélodies formelles. Le projet Who makes Anita Shake ! a été créé dans le but d’explorer l’environnement sonore et de le secouer pour s’amuser ; Anita est aussi un personnage fictif, à la fois moteur et produit du travail des membres du groupe, elle est l’énergie et la simplicité de leur musique.

Enfin, le 12 mars à 20h30, ce sont deux concerts en une soirée qui sont proposés ! Reggae-ska pour Jamasta Live, punk-rock pour The Sex Mess, ces deux groupes vous promettent une soirée « qui bouge » au Centre musical Fleury Goutte d’Or – Barbara.

Pour réserver vos places :

> Projet Pyjama – 11 mars à 20h30

> Who Makes Anita Shake ! – 11 mars à 21h

> The Sex Mess et Jamasta Live – 12 mars à 20h30

Publié: 11 mars 2010

Le festival ICI&DEMAIN invité de l’AMPHI de France Info

franceinfo

Chaque  mardi   Olivier Emond, journaliste à France Info se déplace dans une université ou une grande école afin de débattre avec des étudiants sur l’actualité de la semaine à partir de sujets qu’ils ont choisis.

« L’amphi de France Info » a lieu ce mardi  9 mars, à la Maison des initiatives étudiantes à Paris.

Des artistes produits dans le cadre du festival artistique étudiant ICI&DEMAIN étaient invités de l’émission : Javiera Hiault-Echeverria, qui expose à la galerie de la Maison des initiatives étudiantes jusqu’au 18 mars, et Michael Liot du groupe We Were Evergreen qui se produira au Théâtre du Châtelet le 16 mars et à l’Espace Pierre Cardin le 18 mars à l’occasion de la 4e Nuit de la création étudiante.

Organisée sous forme d’un débat de 30 minutes enregistré et filmé sur place, cette revue d’actualité de la semaine par les étudiants est mise en ligne sur le site www.france-info.com le jour même à 18h00.

Une sélection de  4  minutes est diffusée à l’antenne chaque mardi soir  soir à  22h26  (0h15) dans la session d’information animée par Olivier Emond.

« L’amphi de France Info »

Tous les  mardis  sur www.france-info.com

et sur France Info (22 h26  et 0h15)

L’Amphi de France Info à la Maison des Initiatives Etudiante
envoyé par FranceInfo. – L’info internationale vidéo.

Publié: 10 mars 2010

Collectif In Colors VJ’S : Video mapping sur l’Hôtel d’Albret

mapping

Mardi 9 mars, l’Hôtel d’Albret va se faire repeindre de vidéos mouvantes mixées sur de la techno expérimentale.
Rencontre avec Houcem et Elyes, les deux VJs qui seront les auteurs de cette performance.

De Tunis à Paris

L’Ecole des Beaux-Arts de Tunis est réputée pour sa formation riche. Ce qu’on sait moins, c’est qu’elle est aussi un lieu de rencontre pour artistes en devenir.
C’est donc là qu’Elyes et Houcem se sont rencontrés il y a quelques années, aux débuts de leurs études en arts graphiques pour le premier et en peinture pour le second. Ils ont toutefois été formés à bon nombre de techniques et se sont toujours intéressés à la photo et à la vidéo. Depuis qu’ils se connaissent, ils ont toujours travaillé en binôme, sous de multiples formes : « on a vécu beaucoup de choses ensemble, au sens création ».

Vers la fin de leurs études, ils ont participé à une soirée à l’école avec quatre autres amis, soirée où ils ont mixé de la vidéo. Ce fût leur première expérience de VJing.
Quelques temps plus tard, ils ont collaboré, via le centre culturel anglais de Tunis, avec des VJs britanniques. Le collectif auquel ils appartiennent, In Colors VJ’s, est né à ce moment-là, alors qu’ils commençaient à travailler en boite de nuit en parallèle.
Depuis, le collectif tourne et fonctionne selon les demandes et les projets. Ces membres ne se retrouvent jamais tous les six en même temps, d’autant plus qu’In Colors existe des deux côtés de la Méditerranée.

Une fois qu’Houcem décroche sa maitrise en arts plastiques spécialité peinture et qu’Elyes a son master d’arts graphiques orienté PAO en poche, tous deux décident de venir en France poursuivre leurs études : Houcem enchaine sur un DEA (l’ancêtre du M2) puis sur une thèse, en cours, sur la vidéo comme pratique artistique et le VJing en particulier à Paris I. Elyes, après un stage dans le domaine de l’édition, lui servant à valider son master tunisien, reprend ses études en cinéma à Paris 8 pour apprendre certains aspects techniques de la vidéo qu’il ne maitrisait pas encore comme, par exemple, tout ce qui a trait à la scénarisation.
Arrivés à Paris, il y a maintenant trois ans, les 2 VJs continuent comme à leur habitude à mixer en boite et c’est là qu’ils rencontrent Alex, aka DJ Soliman, qui est aussi organisateur de soirées. Soliman voulait « habiller visuellement » ses soirées, il a donc fait appel à eux et les a fait performer au Batofar, au Bus Palladium, à la Scène Bastille et à Glaz’Art, entre autres.
Pour Soliman, ce qui va se passer dans le Marais mardi prochain sera une expérience nouvelle car il s’est joint au collectif pour cette expérience en particulier mais aussi car la techno expérimentale qu’il va mixer live ce soir-là n’est pas tout à fait dans son registre habituel.

Produire et recycler

Quand on les interroge sur le VJing, cette pratique artistique datant du début des années 90 (époque préhistorique d’un point de vue technologique, où les VJs utilisaient des piles de magnétoscopes et des mélangeurs vidéos, mais pas encore de numérique), Elyes la définit comme suit : « le VJing c’est une représentation visuelle du son et du rythme. C’est mettre des images sur de la musique et non l’inverse ». Et Houcem d’ajouter, pour la note technique : « c’est du mixage vidéo en temps réel ».

La vidéo qu’ils mixent a diverses sources : VHS, Super 8, photo, 3D, dessins, diapos, animations,…
Ils produisent eux-mêmes beaucoup de ce matériel, par exemple, ils partent en trip photos et voient, en fonction du résultat, ce qu’ils peuvent utiliser.
Ils recyclent aussi certains matériaux, surtout vidéos, quand des passages les intéressent pour le mouvement et en tire une boucle vidéo. Le plus intéressant pour eux dans le VJing étant la notion de rythme. Certains éléments recyclés le sont aussi pour une couleur ou un graffiti. En bref, tout ce qui attire leurs yeux et qui peut être intéressant, diffusé en boucle. « Ce qui est génial avec la boucle, c’est que ça révèle ce que tu ne vois pas en visionnant la vidéo normalement. La boucle donne un autre sens. Elle décontextualise et déconstruit, elle donne une autre vie au matériel, elle l’emmène dans un autre univers. »
Par ailleurs, quand les deux VJs recyclent du matériel, ils y ajoutent des éléments, numériquement ou à la main, afin de se l’approprier encore plus.

Et le mapping vidéo dans tout ça ? Le mapping vidéo, c’est du VJing projeté sur un bâtiment. La différence fondamentale entre les deux pratiques est que le VJing est créé live alors que le mapping est scénarisé à l’avance. Par contre, des éléments sont ajoutés en live à ceux déjà prêts. Pour Elyes et Houcem, le mapping c’est l’évolution logique de leur travail via l’ajout d’un nouvel élément : l’architecture. « Quand on projette sur un mur, c’est juste un écran pour refléter l’image alors que pour le mapping vidéo, le bâtiment n’est plus simplement un écran, il devient lui-même un calque, une extension de la vidéo. Il interagit avec le produit final lui-même. Ca donne une autre lecture à l’architecture ».
ICI&DEMAIN leur donne l’occasion de réaliser une performance qui devrait nous faire voir un des grands et beaux hôtels particuliers du Marais d’un autre œil.

Le festival, et demain

Houcem et Elyes ont connu le festival par leur amie Kahena Sanaa, metteuse en scène du spectacle pluridisciplinaire « Je ne sais plus où j’en suis » programmé durant l’édition 2009. Houcem décide alors qu’il veut tenter de participer au festival suivant, « ICI&DEMAIN » devient même une des tâches inamovibles de sa to-do-list, stockée sur son téléphone portable.
Une semaine avant la date limite d’envoi des candidatures, le festival leur étant légèrement sorti de la tête jusqu’alors, ils remplissent finalement le dossier d’inscription après s’être enfermés quelques jours à travailler sur une démo, l’urgence éveillant leur créativité. Le dossier de candidature est finalement envoyé à la date limite mais il y a un souci avec La Poste… le DVD a toutefois été visionné de justesse… !

Les VJs ont ensuite commencé à discuter de la direction qu’ils souhaitaient prendre pour la performance du festival, entre autres quelles techniques ils allaient utiliser. Ils ont construit leur scénario et produit les éléments qu’ils vont utiliser. Pour ICI&DEMAIN, ils vont d’ailleurs utiliser des « gribouillages », afin de garder un côté plastique (dans le sens « arts plastiques ») à leur performance, afin de garder un rapport direct à la matière, même s’ils doivent scanner leurs travaux, l’intégralité de leurs rendus étant numérique.
Ils vont aussi prendre des photos, tenter des modifications et dessins en live, à la tablette graphique, enfin s’ils arrivent à en intégrer une à leur installation. Car techniquement, le projet est lourd pour eux, ils n’auraient d’ailleurs pas eu les moyens de réaliser une telle performance sans le festival. Ils vont projeter sur une surface de 15×16 mètres (Houcem est allé faire des relevés et a redessiné le plan de la façade pour l’occasion), avec une machinerie spécifique (3 PCs, 1 Mac et la console du DJ assemblés en réseau). Deux de leurs ordinateurs ne servent qu’à la projection : l’un diffuse les calques et l’autre fait la même chose et envoie son signal au premier. Du coup, ils peuvent travailler simultanément sur les deux et ainsi choisir sur le moment de projeter les rendus de l’une ou l’autre des machines.

Côté musique, le DJ va faire un set de musique électronique répétitive, « d’électro acoustique », qui va être la base rythmique des VJs pour la diffusion des images.
A noter qu’ils ont aussi une piste son dédiée sur la table de mixage du DJ, sur laquelle ils peuvent envoyer les sons de leurs vidéos mais aussi de leur banque sons, certains ayant été pris pour l’occasion, inspirés de la vie quotidienne (métro, rue, commerces,…).
Pour revenir au DJ, le signal numérique produit par sa musique est transféré aux ordinateurs de mixage vidéo. Ils sont équipés d’un programme qui peut caler la diffusion de leurs vidéos sur ce signal et qui peut être activé ou désactivé à loisir !

Dans l’avenir, les VJs voudraient pouvoir aller encore plus loin techniquement et artistiquement en mettant en scène leurs espaces de projection et en incluant d’autres techniques à leurs performances comme le light painting. « Il y a des idées, maintenant il faut trouver comment les réaliser ! »

Pour In Colors VJ’s : Houcem Boukef et Elyes Rebai
DJ : Alex Rubio aka DJ Soliman

Retrouvez leur prestation mardi 9 mars à 20h30 à l’Hôtel d’Albret, siège de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de  Paris – 31 rue des Francs-Bourgeois dans le 4e – Métro Saint-Paul-le-Marais.

Pour plus de détails, cliquez ici.

Photos de la performance (photos Sonia Musnier) :

Photos de la performance (photos Elodie Weber, etudiantdeparis.fr) :

Extrait vidéo de la performance par Télésorbonne :

Festival Ici & demain – 3 – mapping vidéo à l'hôtel d'Albret
envoyé par telesorbonne. – Plus de vie étudiante en vidéo.

Publié: 9 mars 2010

Quentin Glorieux : « Traces sociales » à la FNAC Montparnasse

traces

À travers une série de photographies engagées, « Traces sociales » propose jusqu’au 18 mars à la FNAC Montparnasse (vernissage le 8 mars à 18h) un voyage dans les luttes sociales de ces dernières années à travers les traces qu’elles laissent derrière elles. À mi-chemin entre photographie documentaire et mise en scène, ce sont ici les détails insignifiants composant une mémoire, qui sont mis en lumière. 
Manifestants endormis, affiches déchirées, tracts jetés au sol… Quelques traces parmi d’autres.

Ingénieur en optique de formation, Quentin Glorieux s’intéresse à la photographie depuis de longues années. Initialement passionné des techniques de photographie « ancienne »  (cyanotype, ambrotype, gomme bichromatée, Lippmann,…) et des pratiques de restauration, il travaille désormais à cheval entre photographie numérique et argentique et essaie de faire disparaître cette frontière dans ses images.

Actuellement en Doctorat de Physique quantique à l’Université Denis Diderot (Paris VII), il poursuit une double formation en Master d’Histoire de l’Art à l’Université Panthéon Sorbonne (Paris I).

Quentin Glorieux : essaie de rendre dans son travail cet équilibre entre des compétences techniques de physicien et des connaissances d’histoire de la photographie : « Ce projet s’est construit autour des mouvements sociaux de ces dernières années. Il était clair pour moi que ce que ces luttes, victorieuses ou non, laissaient derrière elles, était bien plus que quelques lois ou décrets appliqués ou abrogés. Ce n’était que la partie émergée de l’iceberg. Je me suis alors intéressé aux traces que ces luttes ont laissées volontairement ou non sur leur environnement. A contre-courant d’un photojournalisme en recherche de sensations fortes, je photographie ces lieux, ces militants et militantes pour montrer ce qui a changé chez eux, en eux, autour d’eux…

En faisant ce travail, j’ai dû prendre une position à la limite entre l’acteur et le spectateur. Toujours complice des militants, mais comme protégé par la barrière de l’objectif, ce travail est donc à la frontière de l’action et du repos par ses sujets et par ma position, et c’est cette frontière que j’ai essayée de traduire graphiqueAument via une violence adoucie sur ces images. »

Portfolio de l’exposition sur le site de Quentin Glorieux.

Retour sur le vernissage de l’exposition de Quentin Glorieux, le lundi 8 mars 2010) avec un reportage de Télésorbonne :

Festival Ici & Demain – 2 – Vernissage « Traces Sociales »
envoyé par telesorbonne. – Plus de vie étudiante en vidéo.

Publié: 8 mars 2010

Lilt : mélodies en pyjama

article-lilt

Deux voix enchanteresses, deux brunes aux yeux bleus, un univers musical mélodieux qui nous plonge dans une douce mélancolie. C’est Lilt et ça mérite plus qu’un coup d’œil, plus qu’un coup d’oreille.

Malice complice

Elles se sont rencontrées sur leurs terres natales, au Touquet, dans le Nord-Pas-de-Calais. C’est là qu’elles ont posé  les racines d’une collaboration au long cours aussi talentueuse qu’amicale. Camille Hardouin, 24 ans, actuellement en Licence 3 d’anglais à l’université Paris 7 et Aude Wyart, 22 ans, en Master 2 Santé publique à l’EHESS. Deux copines complices et malicieuses qu’on imaginerait bien en fée Clochette.
Retour quelques années en arrière. Camille est en terminale et a un groupe de rock. Aude, en première, fait de la danse contemporaine et du piano. Après leur rencontre dans une soirée, la première propose à la seconde  de monter un spectacle qui mêlerait live rock et danse. « Moi j’avais rien demandé, j’étais un peu timide. », raconte Aude, qui n’avait pas vraiment imaginé jusque-là se produire sur scène.  Et les voilà parties pour leur premier projet artistique. Camille partira ensuite en voyage puis à Bruxelles puis à Paris en prépa littéraire, pendant qu’Aude poursuivra ses études à Lille. « C’était comme une relation à distance pendant longtemps. On se voyait les week-ends. »

Elles vivent aujourd’hui à Paris : « ça fait un an et demi qu’on vit dans la même ville. » Ce rapprochement géographique leur a permis de composer plus assidûment et surtout de jouer régulièrement : « nos premières chansons sont vieilles mais on fait des concerts depuis un an seulement. » Le nom du groupe est venu à cette période. « On était en radar nom, raconte Camille. J’ai lu ce mot, lilt, dans une interview de Devendra Banhart. Après l’avoir dit, il s’est demandé si ce mot existait. Et ça existe, c’est une manière de parler chantante ou une mélodie sautillante. » « Je voulais un nom court qui n’évoque rien », ajoute Aude.

Du folk « onirique, féérique et étrange »

Qui connaît et aime le groupe CocoRosie ne peut s’empêcher de reconnaître chez Lilt  l’univers musical de ces deux sœurs ultra douées. Une influence qu’elles reconnaissent mais loin d’elles au départ l’idée de faire du CocoRosie.  « C’est vraiment notre point commun à toutes les deux. C’est quand même mon groupe préféré !, avoue Aude. La manière de placer la voix, on a malgré nous été inspirées. Mais la première chanson qu’on a fait, Camille ne connaissait pas CocoRosie… C’est pas du copier-coller, on n’a pas sorti nos jouets. »
Leurs influences vont aussi du côté du folk, de Devendra Banhart… Mais leurs goûts musicaux sont plus variés, surtout pour l’oreille périscope d’Aude : « J’écoute du punk-rock comme du R&B. J’aime les Destiny’s Child, les Rage Against the Machine… Je pense qu’il y a de bonnes choses dans tous les styles. » Ce qui fait dire à Camille : « si on me demandait ce qu’étaient mes influences, je devrais dire que mon influence principale c’est Aude ! C’est souvent elle qui me fait découvrir des trucs. »

Leurs chansons sont écrites en anglais, parce qu’ « on peut beaucoup plus jouer avec les sonorités ». « On fait très attention aux paroles mais on préfère qu’elles restent au second plan. On privilégiera toujours la sonorité au sens. » Les paroles sont peuplées de mots féériques :  lullaby, fairy, tales, mist… « On est assez marquées par la nature, les titres de nos chansons ont souvent un lien avec la nature.  On ne peut pas s’empêcher de mettre les éléments dans nos titres : l’eau, le feu !  On fait une musique qui est assez onirique. Il y a toujours des choses de l’enfance. »

Projet Pyjama : Lilt + La Demoiselle inconnue

Lilt jouera au Point Ephémère le 6 mars dans le cadre du festival ICI&DEMAIN. Elles seront accompagnées de deux amis musiciens. « On travaille avec des musiciens hollandais. Enfin, ils ne sont pas vraiment hollandais, c’est un Grec (Alex, guitare électrique) et une Allemande (Beate, violoncelle) qui vivent en Hollande. »
Camille et Aude sont aussi à l’initiative du Projet Pyjama, le 11 mars, au centre musical Fleury Goutte d’Or – Barbara. On pourra y entendre Lilt et La Demoiselle inconnue en guitare-voix. La Demoiselle inconnue, c’est le projet solo de Camille, un mix de folk, chanson et pleins d’autres choses.

Lilt a lancé le concept de Projet Pyjama en février 2009 dans un squat. Le premier Projet Pyjama était aussi leur premier concert. Camille « avai[t] très envie de faire des concerts », contrairement à Aude, beaucoup plus intimidée. Elle imagine alors un concert où artistes et public seraient paisiblement installés sur des matelas et habillés en pyjama, dans un décor à la fois kitsch et cosy. « Pour moi, cette idée, c’était un peu comme tendre un piège à ton envie », dit-elle à Aude. « Le Projet Pyjama a un côté expérimental. On arrive dans un endroit avec une autre ambiance. Les gens sont allongés sur un lit avec la place pour rêver. Ça a été des expériences rigolotes. » Les gens viennent normalement en pyjama. « Habituellement, l’entrée est à 2 ou 3€ et c’est gratuit pour ceux qui viennent en pyjama. Mais là, comme le festival est gratuit on ne peut pas le faire. » Alors même si c’est gratuit de toute façon, n’hésitez pas à venir vêtu de votre habit de nuit !

Lilt joue environ deux fois par mois (dates sur MySpace), leurs études leur prenant déjà pas mal de temps.  Autant d’occasions de découvrir ces deux voix aériennes, en pyjama ou pas, tel un Peter Pan emporté au pays des rêves de ces fées chantantes.

Retrouvez Lilt en concert le 6.03 au Point Ephémère >> voir l’événement

et le « Projet Pyjama » le 11.03 au Centre musical Fleury-Goutte d’or >> voir l’événement

Retrouvez également Lilt sur Myspace

Article publié sur mini-logo-etudiantdeparis

Publié: 6 mars 2010