Lilt : mélodies en pyjama

par admin le 6 mars 2010 - Artistes 2010, Etudiantdeparis.fr Aucun commentaire

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Deux voix enchanteresses, deux brunes aux yeux bleus, un univers musical mélodieux qui nous plonge dans une douce mélancolie. C’est Lilt et ça mérite plus qu’un coup d’œil, plus qu’un coup d’oreille.

Malice complice

Elles se sont rencontrées sur leurs terres natales, au Touquet, dans le Nord-Pas-de-Calais. C’est là qu’elles ont posé  les racines d’une collaboration au long cours aussi talentueuse qu’amicale. Camille Hardouin, 24 ans, actuellement en Licence 3 d’anglais à l’université Paris 7 et Aude Wyart, 22 ans, en Master 2 Santé publique à l’EHESS. Deux copines complices et malicieuses qu’on imaginerait bien en fée Clochette.
Retour quelques années en arrière. Camille est en terminale et a un groupe de rock. Aude, en première, fait de la danse contemporaine et du piano. Après leur rencontre dans une soirée, la première propose à la seconde  de monter un spectacle qui mêlerait live rock et danse. « Moi j’avais rien demandé, j’étais un peu timide. », raconte Aude, qui n’avait pas vraiment imaginé jusque-là se produire sur scène.  Et les voilà parties pour leur premier projet artistique. Camille partira ensuite en voyage puis à Bruxelles puis à Paris en prépa littéraire, pendant qu’Aude poursuivra ses études à Lille. « C’était comme une relation à distance pendant longtemps. On se voyait les week-ends. »

Elles vivent aujourd’hui à Paris : « ça fait un an et demi qu’on vit dans la même ville. » Ce rapprochement géographique leur a permis de composer plus assidûment et surtout de jouer régulièrement : « nos premières chansons sont vieilles mais on fait des concerts depuis un an seulement. » Le nom du groupe est venu à cette période. « On était en radar nom, raconte Camille. J’ai lu ce mot, lilt, dans une interview de Devendra Banhart. Après l’avoir dit, il s’est demandé si ce mot existait. Et ça existe, c’est une manière de parler chantante ou une mélodie sautillante. » « Je voulais un nom court qui n’évoque rien », ajoute Aude.

Du folk « onirique, féérique et étrange »

Qui connaît et aime le groupe CocoRosie ne peut s’empêcher de reconnaître chez Lilt  l’univers musical de ces deux sœurs ultra douées. Une influence qu’elles reconnaissent mais loin d’elles au départ l’idée de faire du CocoRosie.  « C’est vraiment notre point commun à toutes les deux. C’est quand même mon groupe préféré !, avoue Aude. La manière de placer la voix, on a malgré nous été inspirées. Mais la première chanson qu’on a fait, Camille ne connaissait pas CocoRosie… C’est pas du copier-coller, on n’a pas sorti nos jouets. »
Leurs influences vont aussi du côté du folk, de Devendra Banhart… Mais leurs goûts musicaux sont plus variés, surtout pour l’oreille périscope d’Aude : « J’écoute du punk-rock comme du R&B. J’aime les Destiny’s Child, les Rage Against the Machine… Je pense qu’il y a de bonnes choses dans tous les styles. » Ce qui fait dire à Camille : « si on me demandait ce qu’étaient mes influences, je devrais dire que mon influence principale c’est Aude ! C’est souvent elle qui me fait découvrir des trucs. »

Leurs chansons sont écrites en anglais, parce qu’ « on peut beaucoup plus jouer avec les sonorités ». « On fait très attention aux paroles mais on préfère qu’elles restent au second plan. On privilégiera toujours la sonorité au sens. » Les paroles sont peuplées de mots féériques :  lullaby, fairy, tales, mist… « On est assez marquées par la nature, les titres de nos chansons ont souvent un lien avec la nature.  On ne peut pas s’empêcher de mettre les éléments dans nos titres : l’eau, le feu !  On fait une musique qui est assez onirique. Il y a toujours des choses de l’enfance. »

Projet Pyjama : Lilt + La Demoiselle inconnue

Lilt jouera au Point Ephémère le 6 mars dans le cadre du festival ICI&DEMAIN. Elles seront accompagnées de deux amis musiciens. « On travaille avec des musiciens hollandais. Enfin, ils ne sont pas vraiment hollandais, c’est un Grec (Alex, guitare électrique) et une Allemande (Beate, violoncelle) qui vivent en Hollande. »
Camille et Aude sont aussi à l’initiative du Projet Pyjama, le 11 mars, au centre musical Fleury Goutte d’Or – Barbara. On pourra y entendre Lilt et La Demoiselle inconnue en guitare-voix. La Demoiselle inconnue, c’est le projet solo de Camille, un mix de folk, chanson et pleins d’autres choses.

Lilt a lancé le concept de Projet Pyjama en février 2009 dans un squat. Le premier Projet Pyjama était aussi leur premier concert. Camille « avai[t] très envie de faire des concerts », contrairement à Aude, beaucoup plus intimidée. Elle imagine alors un concert où artistes et public seraient paisiblement installés sur des matelas et habillés en pyjama, dans un décor à la fois kitsch et cosy. « Pour moi, cette idée, c’était un peu comme tendre un piège à ton envie », dit-elle à Aude. « Le Projet Pyjama a un côté expérimental. On arrive dans un endroit avec une autre ambiance. Les gens sont allongés sur un lit avec la place pour rêver. Ça a été des expériences rigolotes. » Les gens viennent normalement en pyjama. « Habituellement, l’entrée est à 2 ou 3€ et c’est gratuit pour ceux qui viennent en pyjama. Mais là, comme le festival est gratuit on ne peut pas le faire. » Alors même si c’est gratuit de toute façon, n’hésitez pas à venir vêtu de votre habit de nuit !

Lilt joue environ deux fois par mois (dates sur MySpace), leurs études leur prenant déjà pas mal de temps.  Autant d’occasions de découvrir ces deux voix aériennes, en pyjama ou pas, tel un Peter Pan emporté au pays des rêves de ces fées chantantes.

Retrouvez Lilt en concert le 6.03 au Point Ephémère >> voir l’événement

et le « Projet Pyjama » le 11.03 au Centre musical Fleury-Goutte d’or >> voir l’événement

Retrouvez également Lilt sur Myspace

Article publié sur mini-logo-etudiantdeparis


Festival Ici et Demain 4 – Projet Pyjama au Centre Barbara
envoyé par telesorbonne. – Plus de vidéos campus.

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